Bourita à Washington pour tenter de désamorcer la crise avec les USA

Les Etats-Unis n’ont pas d’ambassadeur au Maroc depuis le départ en janvier de Dwight Bush. Ce n’est pas le cas à Alger, puisque Donald Trump a déjà nommé en juin le grand spécialiste du Maghreb et du monde arabe John P. Desrocher, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des États-Unis en Algérie.

Le ministre marocain des affaires étrangères que certains milieux néo-makhzéniens veulent présenter comme un modèle de la diplomatie agressive et grossière de Mohammed VI s’est envole vers Washington dans l’espoir de siffler un peu d’air chaud sur les relations américano-marocaines. Des relations qui se sont vues détériorer suite aux fuites d’informations relatives à une douzaine de millions de dollars que le roi du Maroc aurait offert à la Fondation Clinton et qui a servi à financer la campagne électorale de Hillary.

A cela s’ajoute le mécontentement de l’administration américaine en raison du traitement réservé à ses diplomates qui ont été chargés par l’ONU de gérer le dossier des négociations sur le référendum au Sahara Occidental, ancienne colonie espagnole envahie par le Maroc en 1975.

Rien n’a filtré sur la rencontre de Bourita avec le chef du Département américain, Rex Tillerson. Cependant le manque de communiqué, de déclaration sur cette rencontre délatte une certaine froideur entre les deux pays. Le département d’Etat s’est contenté d’un tweet accompagné d’une photo entre les deux hommes. A bon entendeur !

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