La caste pipole de M. et Mme Macron

Michel Garroté  —   A propos du couple Macron, j’ai lu, avec délectation, la récente chronique d’Ivan Rioufol que voici (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : La photo officielle du président de la République ne cache rien de l’ambition du jeune homme qui s’est identifié à Julien Sorel : Le Rouge et le Noir fait partie des trois livres (avec Gide et de Gaulle) disposés sur le bureau présidentiel. Macron pose debout, un bout de fesse sur la tranche du bureau de Charles de Gaulle, les mains crispées sur les bords du meuble [ndmg – j’aime bien la formule « un bout de fesse » et je me dit  : quid de l’autre bout de fesse du petit Macron, alias Emmanuel Sorel ?].

Ivan Rioufol : Se dégage de cette image travaillée l’impression d’un personnage fier et heureux de caresser les attributs d’une réussite domptée et familière. Le portait me fait penser à ces clichés de riches intérieurs où des personnages bien nés et désinvoltes posent négligemment leur coude sur le rebord de la cheminée, un verre à la main : un monde dépassé. C’est de ce piège rétrograde pour happy few que Macron doit sortir [ndmg – « doit sortir » ; je doute qu’il en sorte, même avec ses deux bouts de fesses et ses happy few…].

Ivan Rioufol : Un chef de l’Etat ne peut se laisser caricaturer à ce point dans le symbole d’une réussite économique, en oubliant que toute une partie de la France en colère se fiche bien qu’on lui parle de PIB et du respect des 3% de déficit. Un sondage paru dans le JDD montre que les Français sont à 61% préoccupés par la montée de l’islamisme radical dans leur pays, tandis que le chômage n’inquiète que 36% des sondés. Ils sont également 62% à estimer que la France doit accueillir moins d’immigrés, conclut Ivan Rioufol (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Plein de pognon pour Miss Macron ?

Pour l’instant (extraits adaptés et « stylisés » ; voir lien vers source en bas de page), le « cabinet » de Brigitte Macron est formé de deux collaborateurs et de deux secrétaires. A ces quatre personnes viennent s’ajouter cinq personnes chargées de dépouiller son courrier au « service de la correspondance » de l’Elysée. Et Brigitte Macron devrait bientôt avoir un « budget officiel ».

De plus, les « missions » dont elle sera chargée seront précisées « après l’été ». Lors des « dîners en ville », la caste politico-médiatique parisienne murmure que Brigitte Macron bénéficiera d’un « budget annuel » de 600’000, sans oublier les « frais de gestion » et de création de son éventuel « site internet personnel » (fin des extraits adaptés et « stylisés » ; voir lien vers source en bas de page).

Miss Macron dans la presse pipole : un vrai délire.

Quant à la presse féminine, pipolisée et stéréotypée (jardin intérieur, dimension psychologique, beauté extérieure…), elle est — malgré elle  —  révélatrice, au plan sociologique et historique. Ainsi peut-on lire, à propos de Brigitte Macron, dans un média bobo que (extraits adaptés et commentés ; à lire jusqu’au bout tellement la presse pipolo-magnaque est « drôle » ; voir lien vers source en bas de page), « sa veste zippée » le soir de la victoire d’Emmanuel Macron, « son tailleur bleu » à l’investiture, ces « sacs à main qu’elle ne quitte plus », Brigitte Macron ne « jure » que par Louis Vuitton, et qu’elle est « séduite » par les créations de son directeur artistique, Nicolas Ghesquière.

La Première Dame fait aussi venir le [petit] styliste Mathieu Berthe­­lat Colin, ancien­­ne­­ment chargé de commu­­ni­­ca­­tion pour la marque Zadig & Voltaire. Le jeune homme est styliste free­­lance depuis 2011 et a prin­­ci­­pa­­le­­ment travaillé à la télé­­vi­­sion pour ‘Bache­­lor’ [Qui paie le styliste, euh, ce blanc-bec : Vous toutes et tous, via l’Elysée, avec vos impôts ? Ou Madame Macron de sa poche ?].

Et à chaque fois, ses looks font mouche. Ce n’est pas un secret, Brigitte Macron est proche de la famille Arnault, et plus particulièrement de Delphine Arnault, la directrice générale adjointe de la maison française. L’année dernière, celle qui n’était pas encore Première dame s’affichait même au défilé Louis Vuitton, à Paris, aux côtés de grandes stars du cinéma comme Léa Seydoux. Mais pourquoi l’épouse du président est-elle si accro à la griffe au monogramme ?

Dans une enquête publiée par ‘Capital.fr’, on apprend que lorsqu’elle enseignait à Paris, au lycée privé Franklin, Brigitte Macron était la professeure de français de Frédéric et Jean, les plus jeunes fils de Bernard Arnault. Puis Brigitte Macron a rencontré Delphine Arnault en 2014. Enfin la Picarde Brigitte Macron a sympathisé avec Delphine lors d’un déjeuner à New York à l’été 2014.

Delphine Arnault et Brigitte Macron étaient accompagnées de leurs conjoints respectifs, Emmanuel Macron et Xavier Niel. Depuis, l’épouse du président porte du Vuitton à chacune de ses sorties officielles » [ndmg – Delphine Arnault, Brigitte Macron, Emmanuel Macron, Xavier Niel, que du « petit peuple »…].

Et si effectivement, la Première dame arbore régulièrement des jolis looks signés LV, en revanche, il s’agit systématiquement de « prêts » [ndmg – ce ne serait pas l’Elysée qui paie la note ; et ce serait Brigitte Macron qui règle­rait les émolu­ments ; mais on en voudrait bien la preuve, juste pour éviter les malentendus…].

La First Lady a aussi fait quelques infidélités à Louis Vuitton. On l’a récemment vue en veste Balmain – ce qui a enchanté son créateur, Olivier Rousteing, sur Instagram – ainsi qu’en robe Courrèges (fin des extraits adaptés et commentés  ; voir lien vers source en bas de page). Voilà pour Macron, Vuitton, Rousteing, Balmain, Arnault, Niel, Seydoux, Berthe­­lat Colin, Ghesquière, toutes et tous cités dans la presse féminine, pipole et stéréotypée, une vraie radioscopie sociologique et historique de la France d’en Haut.

 

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