Echéance d’avril : Complicité franco-marocaine contre M. Christopher Ross

Ludovic Pouille, ministre conseiller à l’Ambassade de France au Maroc

1er juin 2012, le Maroc vient de retirer sa confiance à l’Envoyé Personnel de l’ONU pour le Sahara Occidental. Les marocains multiplient les contacts avec la France. A Rabat, Nasser Bourita s’entretient avec Ludovic Pouille, Second de l’Ambassade de France au Maroc. Suite à cet entretien, l’ambassadeur du Maroc, Rachad Bouhlal, rencontre David Cvach, Conseiller à l’Ambassade de France à Washington.

Selon Bouhlal, «  M. Cvach m’a informé qu’il partage tout à fait les préoccupations du Maroc quant à l’évolution de la question du Sahara et comprend parfaitement la position de notre pays au sujet du retrait de la confiance à M. Ross. Il m’a assuré, à cet égard, du soutien de la France pour traverser cette période délicate ».

La France fait pression sur le SG des Nations Unies pour qu’il accepte les conditions marocaines pour que M. Ross reprenne ses navettes diplomatiques dans la région.

Le roi du Maroc appelle Ban Ki-moon et annonce le retour du diplomate américain. Le lendemain, le 4/09/2012 plus précisément, le Secrétaire Général du Ministère marocain des Affaire Etrangères, Nasser Bourita, s’entretient avec M. Ludovic Pouille, Ministre conseiller à l’Ambassade de France à Rabat.

Les marocains apprécient le soutien de la France au Maroc contre M. Christopher Ross. Bourita le fait savoir. « Après avoir transmis les remerciements personnels de Monsieur le Ministre pour l’engagement dont a fait preuve la France au cours des derniers mois, j’ai rappelé à mon interlocuteur que M. Ross n’avait jamais constitué la préoccupation centrale du Maroc », rapporte-t-il dans son compte-rendu.

« M. Pouille a indiqué que la démarche marocaine (la reprise des contacts avec M. Ross après l’avoir désavoué) a été pertinente permettant de « désamorcer la situation sans re-légitimer Ross ».

« Il a souligné, ajoute la note, que la France accueillait très favorablement cette évolution qui permettra de gérer de manière satisfaisante les prochaines échéances et notamment de briefing de l’Envoyé Personnel du SG de l’ONU en octobre et la 4ème commission de l’Assemblée Générale. Il a proposé que Paris et Rabat travaillent de manière optimale pour préparer négociations au sein du Conseil de Sécurité en Avril prochain ».