Un espion nommé ambassadeur du Maroc en Mauritanie

Ex-Directeur de la Coopération Internationale au Ministère de l’Intérieur, ex-coordinateur avec la MINURSO et ex-wali de Dakhla. Voilà trois postes exercés par Hamid Chabar qui sont, habituellement designés aux grands cadres de la DST et la DGED.

Le nouvel ambassadeur du Maroc en Mauritanie Hamid Chabar a été nommé, en juillet 2001, en tant que gouverneur, chargé de la coordination avec la MINURSO pour mener à bien un plan de déstabilisation de la mission onusienne établie au Sahara Occidental.

Recrutement des membres du personnel de la MINURSO, installation d’écoute dans les lignes téléphoniques de son siège, hameçonage de ses ordinateurs, des missions propres aux services secrets, feront partie des tâches qui lui sont confiées à El Aaiun, capitale du Sahara Occidental sous contrôle marocain. Les pratiques et manières très peu diplomatiques de son équipe ont été dénoncés par le rapport du Secrétaire Général des Nations Unies en avril 2012.

En juin 2014, en tant que Directeur de la Coopération Internationale au Ministère de l’Intérieur, Hamid Chabar, a accompagné la délégation marocaine qui s’est rendu à New York pour rencontrer M. Christopher Ross, l’Envoyé de l’ONU pour le Sahara Occidental. Le Maroc venait de lui retirer la confiance. Selon un document confidentiel de la diplomatie marocaine, « le déplacement de cette délégation avait pour objectif de neutraliser le projet de M. Ross, annoncé dans sa lettre au Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, d’effectuer, au cours du mois de Juin, une tournée régionale, y compris au Maroc ».

Chabar est conçu par les services de Yassine Mansouri comme l’homme idéal pour succéder feu Abderrahman Benomar et assurer la continuité de ses magouilles visant à déstabiliser la Mauritanie.