Fonds alloués à la politique migratoire européenne au Maroc- La gauche unie espagnole demande des comptes détaillés

La porte-parole de la gauche unie au parlement européen, Marina Albiol, a demandé à la Commission européenne de donner un compte rendu détaillé de tous les fonds alloués aux politiques migratoires de l’Union européenne au Maroc, pour savoir s’ils sont destinés à financer son mur illégal au Sahara occidental, a rapporté le journal électronique espagnol (la tercera informacion.es) Mme Albiol a souhaité que l’institution communautaire précise que « si une partie des 200 millions d’euros que Bruxelles donne chaque année à Rabat est destinée à financer le mur illégal de 2 720 km par le biais duquel, les autorités marocaines divisent les territoires libérés et occupés du Sahara occidental.

L’eurodéputée espagnole a dans une question parlementaire, ajoute la même source, expliqué que le Maroc reçoit depuis 2013, un montant de 200 millions d’euros, suite à un accord sur l’immigration signé avec l’Union européenne, et à aucun moment, a-t-on précisé, il n’a été clair si cet argent est utilisé exclusivement pour financer la police et l’armée marocaine pour surveiller les postes frontaliers avec Ceuta et Melila ou bien le Maroc utilise une partie des fonds pour le mur qui sépare le territoire sahraoui occupé de celui libéré et ou il ya plusieurs champs de mines, des clôtures, des bunkers et ou quelques 100 000 Marocains sont stationnés, s’est interrogée Marina Albiol.

La porte parole de la gauche unie a, par ailleurs, indiqué que la politique d’externalisation des frontières de l’Union européenne nécessite la «collaboration directe d’un certain nombre de gouvernements autoritaires dont les pratiques sont contraires aux droits de l’homme et qui sont alimentés par l’UE», a-t-elle dénoncé. Ainsi, a-t-elle poursuivi, plusieurs Etats comme le Maroc sont devenus «la police frontalière clé pour l’Union européenne laquelle à son tour, détourne le regard pendant que ces pays font leur sale boulot».

Albiol a en outre noté que «les autorités communautaires soutiennent sur le plan politique et économique le régime marocain, qui est une monarchie autoritaire et corrompue qui occupe militairement le dernier territoire en Afrique en attente de décolonisation». L’UE est «en train de financer une armée d’occupation sans exiger aucun type de garantie ni de contrepartie alors que les ressources naturelles sahraouies continuent d’être spoliées par les entreprises européennes, ce qui nous rend, a-t-elle affirmé directement responsables de la perpétuation de l’occupation du Sahara occidental depuis 1975 sans que le référendum d’autodétermination prévu pa».

La députée européenne estime que l’on ne peut se permettre de continuer à violer les droits de l’homme de la population sahraouie et de réprimer n’importe quel type de mouvement social ou politique sur son territoire avec des ressources européennes. La commission, a-t-elle conclu est dans l’ «obligation de veiller à ce qu’un seul centime du budget communautaire européen ne finisse dans le mur de la honte, qui est illégal conformément au droit international et divise en deux, le peuple sahraoui et qui en prime, est le symbole du mépris du régime marocain envers les droits de l’homme».