La France derrière le génocide du Rwanda

Rwanda : « Nous avons reçu l’ordre de livrer des armes aux génocidaires dans les camps de réfugiés », affirme un ancien officier de l’armée française

23 ans après le génocide au Rwanda, nous commençons à avoir une partie de la vérité. Guillaume Ancel, officier de l’armée de terre est un des premiers à avoir eu le courage de témoigner des ordres venus du plus haut sommet de l’État leur enjoignant de livrer des armes aux génocidaires.
Son témoignage fait suite à celui du gendarme français Thierry Prungnaud en 2010.
Thierry Prungnaud dans la revue XXI expliquait que alors le message des autorités françaises était « les Tutsis massacrent les Hutus », c était l’inverse que lui montrait la réalité. Le génocide visait ceux que les fascistes appelaient « Tutsis ».

« Dans ce témoignage, le gendarme ne lance jamais d’accusation, s’en tient aux événements qu’il a vécus. A son arrivée, dans le cadre de Turquoise, Thierry Prungnaud
est mis à la disposition du Commandement des opérations spéciales qui dresse, selon lui, un ahurissant tableau de la situation. « Les Tutsi exterminent les Hutu. Nous sommes venus pour les protéger, mettre fin aux massacres. Mais nos forces sont encore insuffisantes pour jouer un rôle d’interposition », rapporte le gendarme.

A ce moment là, le génocide est presque achevé et Thierry Prungnaud progresse avec d’autres militaires dans l’ouest du Rwanda. Le 27 juin, il découvre un charnier dans un village, d’où tous les habitants tutsi semblent avoir disparu, sauf un homme muré dans le silence. C’est le révélateur pour le gendarme: « C’est un Tutsi. Ils ont tous été massacrés. On n’a rien compris! ».

Les jours suivants, il affirme être empêché par sa hiérarchie de se rendre à Bisesero, où se cacheraient de nombreux rescapés tutsi. C’est alors qu’il désobéit.
Arrivé le 30 juin à Bisesero, il voit « des morts partout dans les hautes herbes, certains encore tièdes ». Alerté, le commandement dépêche hommes et hôpital de campagne.
Selon le rapport d’un officier consulté par la revue, une patrouille était déjà passée à Bisesero trois jours avant et avait estimé à « environ 2.000 » les rescapés tutsi. Le 30 juin, l’armée française ne dénombre plus que 800 survivants, rapporte Thierry Prungnaud. Ultime espoir du gendarme: témoigner de ce qu’il a vu. Convoqué en octobre 1994 au ministère de la Défense, il affirme qu’un général, dont il ne cite pas le nom, lui a dit: « Vous oubliez tout. Vous mettez tout à la poubelle. » »

Mais les donneurs d’ordre et leurs amis organisent l’omerta et le mensonge depuis 23 ans.

Le témoignage de Guillaume Ancel est donc très précieux pour la vérité historique et le jugement des criminels.
En 1994 Guillaume Ancel avait 28 ans.
Il était officier quand il part au Rwanda. il venait d’intégrer le 68° régiment d’artillerie d’Afrique.
L’opération turquoise auquel il a participé est appelée « humanitaire », sauf que juste avant de partir Guillaume Ancel avait compris que l’objectif de l’armée n’était pas « humanitaire ».

 » A Nîmes, la veille de son départ, Ancel reçoit une feuille de route d’une autre nature, confidentielle : il doit préparer au plus vite un raid sur Kigali. Il n’est pas dupe : «Prendre une capitale, c’est rétablir les autorités sur place.» Celles qui orchestrent donc le génocide, héritières d’un régime soutenu depuis quatre ans par Paris. » Libération

En 2014, cet ex officier écrit un roman « Vents sombres sur le lac Kivu » qui raconte l’opération turquoise au Rwanda de manière romancée. La même année, en avril il témoigne dans France Culture sur le rôle que la France a joué dans le génocide au Rwanda. A l’époque, le Point donne une tribune au colonel Hogard pour tenter de discréditer les dires de Guillaume Ancel.
En 2017, Patrick de Saint Saint-Exupéry remet le rôle de la France dans le génocide au Rwanda dans
Quelques médias ont décidé, suite à ce travail d’enquête de Patrick de Saint Saint-Exupéry, de reprendre l’information. France Info a interviewé Guillaume Ancel.
C’est cet enregistrement qui est ici publié et commenté.
l’actualité avec son enquête sur les livraisons d’armes de l’armée française aux génocidaire. Ce dossier se nomme « « Réarmez-les ».

Guillaume Ancel : « On ne peut que constater que 23 ans après le génocide au Rwanda, nous ne connaissons toujours pas le rôle que la France a joué.
Je pense qu’il serait grand temps, qu’on arrête de dire aux Français ce qu’ils devraient penser et qu’ils jugent par eux- même.
C’est-à-dire d’ouvrir les archives, de faire la lumière sur ce qui s’est passé et d’arrêter d’être dans ce déni permanent d’une réalité auquel moi j’ai assisté. »

On ment aux Français, on manipule l’information concernant le rôle de la France en Afrique.
Guillaume Ancel réclame la vérité historique. Pour cela, il est indispensable d’ouvrir les archives et de faire circuler dans les médias les véritables informations sur ce qui s’est réellement passé dans les années 90 au Rwanda ; quel a été le rôle exact des dirigeants français dans ce génocide. A commencer par celui de Mitterrand, Balladur, Hubert Védrine et Simone Veil, la n°2 du gouvernement génocidaire que les médias encensent actuellement à l’occasion de sa mort.
MENSONGE MARQUE DE FABRIQUE FRANCEàFRIC
Le mensonge est une marque de fabrique des médias français concernant la Franceàfric.
Pour ce qui est du génocide au Rwanda, Guillaume Ancel fait remarquer que il a fallu 23 ans pour qu’une petite partie de la vérité soit révélée mais on sait très peu de choses.
Si tout est mis en œuvre pour empêcher la vérité historique, c’est parce que ceux qui sont au pouvoir actuellement en France sont les successeurs de ceux qui ont commis le génocide au Rwanda.
La politique Franceàfric n’a jamais cessé.
Tous les moyens sont toujours mis en œuvre par la France, coup d’état, assassinat, financement de terroristes … pour permettre aux patrons français de continuer de faire d’énormes bénéfices dans ce qui n’est pour eux qu’un énorme camp de travail où ils peuvent payer les africains des salaires 20 fois inférieurs à ceux des travailleurs français.
L’Etat français était le donneur d’ordre du génocide du Rwanda comme il est le donneur d’ordre des terroristes MNLA Ansardine au Mali comme au Burkina à Samorogouan.
L’Élysée, la DGSE et l’armée française sont bien sûr les premiers responsables du génocide au Rwanda.

Guillaume Ancel : Je ne vais prendre qu’un exemple, j’étais officier détaché dans une unité de la Légion étrangère, quand nous sommes partis pour cette opération humanitaire, la première partie de l’opération était clairement destinée à remettre au pouvoir le gouvernement génocidaire.
On pourrait dire qu’on en avait parfaitement conscience alors qu’en réalité la DGSE avait largement informé le gouvernement de l’époque.

Le terme « opération humanitaire » utilisé par l’armée vise à masquer leur participation au génocide.
C’est une technique souvent utilisée pour brouiller les pistes et qui permet aux médias de mentir aux Français en leur faisant croire que la France est un État généreux qui vient en aide aux Africains. Quand, en réalité, elle commet des crimes.
C’est la même technique que Hollande et le général Puga ont utilisé au Mali pour installer officiellement leurs milices terroristes au pouvoir au Mali. MNLA sous leur sigle de l’attaque, Ansardine sous les déguisements MIA, HCUA, CMA et même RPM, section malienne de l’Internationale Socialiste dont un député jihadiste Ahmada Ag Bibi s’est fait élire à l’Assemblée Nationale du Mali….. comme membre du parti gouvernemental qui prétend…… combattre le terrorisme.
IBK et la DGSE ont réussi à faire élire député l’ex porte parole du pire des chefs terroristes du Mali, Iyad Ag Ghali.
C’est la continuation de la méthode de camouflage utilisée au Rwanda.
Guillaume Ancel le dit lui même, l’objectif était de « remettre au pouvoir le gouvernement génocidaire ».
La décision a, bien entendu, été prise au plus haut niveau de l’État. L’armée française a exécuté les ordres qui venait du gouvernement de l’époque. Les responsables sont le Parti Socialiste représenté par François Mitterrand alors Président de la République, le RPR parti politique qui a changé de nom et s’appelle maintenant Les Républicains et l’UDF.

Guillaume Ancel : La deuxième partie, quand on a enfin renoncé à remettre au pouvoir ce gouvernement génocidaire, on a juste protégé sa fuite en créant une zone humanitaire. Et, non seulement, les génocidaires ont pu tranquillement aller se réfugier au Zaïre – aujourd’hui la République Démocratique du Congo – mais, en plus, on les a laissé organiser l’exode de leur population qui a quand même dû faire encore à peu près 100000 morts supplémentaires.

Guillaume Ancel dit clairement que tout a été mis en place pour aider les génocidaires.
« La solution finale » a été préconisée par les extrémistes hutus proches de la famille Hobyarimana.
Mehdi Ba dans son livre « Rwanda un génocide français » nous donne des précisions sur l’aide apportée aux génocidaires :

« La passivité et la complaisance de la France dans la consolidation de ce régime
d’apartheid sont soulignés par les rapporteurs lesquels étayent leurs conclusions par un témoignage émanant d’un certain Janvier Afrika un tueur repenti qui travaillait « directement pour la présidence ».Medhi Ba Un génocide français 1997, Editions l’esprit frappeur p 13-15

Deux militaires français entraînaient les Interahamwes.

« Les Français nous ont appris comment attraper les gens et comment les attacher ». Des Français se trouvaient également au « fichier central », au centre de Kigali, où se déroulaient des séances de torture… » Medhi Ba Un génocide français 1997, Editions l’esprit frappeur p 13-15

Nous n’avons pas eu connaissance d’un désaveu clair des responsables politiques de l’époque : ni Mitterrand ni Hubert Védrine n’ont désavoué ces « conseillers en génocide », ni Édouard Balladur, ni Nicolas Sarkozy ministre du budget, n’ont démenti avoir missionné ces assassins. Ni François Léotard n’a annoncé que plaintes avaient été déposées contre ces criminels soldats français.
Bien au contraire, Nicolas Sarkozy dans la 2° moitié de juillet 1994 s’inquiétait de trouver un endroit pour faire atterrir ses avions : le porte-parole du gouvernement savait évidemment de quelle livraison il s’agissait, et de quelle urgence il était question.

Guillaume Ancel : Et, alors là, c’est, à mon avis, l’épisode le plus indéfendable parce que ce n’est pas un manque de confusion ou de clairvoyance, pour moi c’est un sujet de complicité de génocide.
On nous a demandé de livrer des armes aux génocidaires dans les camps de réfugiés. Moi, j’ai assisté à un système de une de ces livraisons, c’était la deuxième quinzaine de juillet 1994.
En fait, je revenais d’une mission d’exfiltration qui c’était mal passé. Quand j’arrive sur la base de G, le commandant adjoint du détachement me demande de détourner l’attention des journalistes parce que, je le cite, « un convoi d’armes va partir vers le Zaïre ». Je le fais. Je fais ce qu’il m’a demandé parce que je n’ai pas eu le temps de réagir plus que ça et le soir au débriefing qui a évidemment été très dur, vous imaginez dans ces opérations les débriefes sont très, sont nécessairement assez compliqués. Je demande des explications sur ce sujet et là j’entends les commandants du groupement m’expliquer que on livre des armes à ces hommes qui ont conduit les massacres parce que il faut éviter qu’ils ne se retournent contre l’armée française. C’est pas en les réarmant qu’on les rendra moins dangereux. Ça ne tient absolument pas la route. Et je comprends à ce moment là, qu’ils ne font qu’exécuter des directives qui viennent au plus haut niveau de l’État.

Nous avons ici le témoignage précieux de Guillaume Ancel, officier dans l’armée française, missionné au Rwanda, à qui on demande de « détourner l’attention des journalistes parce qu’un convoi d’armes va partir vers le Zaïre ».
Il obéit. Il n’a pas le courage qu’auront certains de ces collègues qui refuseront d’obéir aux ordres. Mais il témoigne maintenant.
Il a su le soir même pour quelle raison on lui avait demandé de détourner l’attention des journalistes, c’est parce que les armes que l’armée française envoyait, elles étaient destinées aux génocidaires. Son témoignage est précieux. Il permet de connaître la vérité historique.

Guillaume Ancel : C’est pour ça que la révélation de la revue XXI et les annonces que vous avez faites sur le fait que ces trafics ils ont été financés, ils ont été tracés, c’est bien la preuve qu’il y a eu un manque total de clairvoyance du gouvernement de cohabitation de l’époque et que maintenant, ils s’enferment dans un déni total plutôt que d’oser expliquer aux Français les décisions qu’ils ont prises à l’époque.

Ce n’est pas un manque de clairvoyance du gouvernement Balladur de cohabitation de l’époque puisque c’est lui qui a pris les décisions avec Mitterrand et Védrine. Le fait qu’il s’enferme dans un déni total est l’attitude de beaucoup de criminels. Le naïf Guillaume Ancel voudrait que des criminels viennent expliquer à la population qu’ils étaient censés représenter qu’ils ont agi comme des criminels !

Guillaume Ancel : Il n’y a qu’un point qui m’ennuie un petit peu dans les mises en accusation, dans les mises en examen, pardon, dont on a parlé, c’est que je trouve un peu dommage qu’on s’en prenne à mes compagnons d’armes. Je suis solidaire d’eux parce que de toutes les façons j’y étais et voilà j’ai participé à ces actions. Je pense que eux ont fait ce que l’on attendait d’eux. Même si un officier est forcément responsable des ordres qu’il donne, il faut se rappeler que on était dans le cadre d’une politique qui était décidée au plus haut niveau de l’État.

Guillaume Ancel a en partie raison quand il explique que l’on s’en prend aux militaires et pas aux vrais responsables qui sont les responsables politiques. Oui tous les membres du gouvernement de l’époque devraient être jugés et ils le seront par des Juges Délégués Révocables après la Révolution. Au lieu de ça toute la presse a encensé Simone Veil actuellement alors qu’elle était numéro 2 du gouvernement français au moment où celui ci a organisé le génocide au Rwanda.
Hubert Védrine n’est toujours pas en prison ni même poursuivi.
Les partis politiques responsables ont continué à régner en France depuis le génocide. Le PS vient tout juste de se prendre une défaite électorale majeure aux deux dernières élections. Le Premier Ministre actuel, Edouard Philippe appartient au nouveau RPR renommé Les Républicains.

La journaliste : Donc, ce que vous dîtes, c’est que les militaires en place n’avaient pas le choix, ils devaient obéir.

Guillaume Ancel : Ah bah écoutez ce qu’a révélé la revue XXI, et que même moi j’ignorais, c’est qu’il y a des officiers, qui sont beaucoup plus courageux que moi, qui ont rapporté au plus haut niveau de l’État major français qu’ils étaient contre cette politique et qu’ils ne comprenaient pas pourquoi on nous demandait de livrer des armes aux génocidaires dans des camps de réfugiés. Et, c’est là où ce rapport arrive à l’Élysée et où un homme de l’Élysée HV, sans doute Hubert Védrine, met cette mention terrifiante « appliquer la directive ».
Vous vous rendez compte de ce que ça signifie.
Ça veut dire qu’il y avait une directive de fournir des armes à des génocidaires dans les camps de réfugiés alors qu’on est sous un mandat humanitaire avec embargo des armes de l’ONU. Voilà.

Hubert Védrine était secrétaire général de l’Élysée à l’époque. On a la preuve directe qu’il a donné l’ordre d’appliquer la directive qui consistait à réarmer les génocidaires. Mais c’est le Président de la République François Mitterrand qui est le premier responsable, c’est évidemment lui qui a donné l’ordre à Hubert Védrine de mettre la mention « appliquer la directive ».
C’est l’entourage de François Mitterrand qu’il faut faire parler. Pour l’instant seul des militaires ont témoigné.
Pourtant Guillaume Ancel ne dit jamais le nom de François Mitterrand.

Journaliste : Guillaume Ancel puisque vous parlez du pouvoir politique. Devant la commission de la défense le 16 avril 2014, Hubert Védrine, donc ancien Secrétaire général de l’Élysée, a reconnu que les livraisons d’armes s’étaient bien poursuivies après le début des massacres mais tout en disant que ça n’avait rien à voir avec le génocide. Qu’en pensez-vous ?

Guillaume Ancel : Écoutez ce que j’en pense. C’est que ce n’est pas la peine d’avoir fait Saint Cyr pour comprendre que, quand on arrive sur un territoire, que les gens qui ont du sang jusqu’au cou, qui se vantent des massacres qu’ils ont conduit – on en a eu exemple dans les collines de Biséséro où on a vu les forces gouvernementales qui massacraient la population civile – pour comprendre que les gens que l’on nous demande d’aider sont ceux qui organisent les massacres.
Ce qui explique la totale réticence de l’armée française. Et aujourd’hui on les a mis dans une situation extrêmement délicate parce que, en gros, pendant 22 ans ils ont été obligé de couvrir ce secret d’État. Maintenant, c’est délicat de leur demander de raconter la réalité qu’ils n’ont jamais pu dire pendant toutes ces années, voilà.
Donc je pense qu’il y avait, enfin très clairement, on avait toutes les informations pour changer de politique. Et si ça n’a pas été fait, ça doit être justifié par des raisons que je ne comprends toujours pas.

La question du journaliste est étrange. On dirait qu’il cherche à dédouaner Hubert Védrine en répétant ses propos mensongers comme si ils pourraient être vrais.
Guillaume Ancel nous prouve dans sa réponse que il était impossible d’imaginer une seule seconde que les personnes à qui l’armée française livrait des armes étaient autre chose que les génocidaires. Quand Guillaume Ancel dit « ce qui explique la totale réticence de l’armée française », il donne une vision faussée du rôle qu’a eu l’armée française. Ce n’est qu’une toute petite partie de l’armée française qui a refusé les ordres. La grande majorité a obéi sans broncher. De la même façon que les militaires actuellement au Mali participent au recyclage des terroristes MNLA et Ansardine.

Ensuite, Guillaume Ancel nous indique qu’on aurait demandé pendant 23 ans aux membres de l’armée de couvrir ce secret d’État.
Un vrai journaliste lui poserait des questions pour savoir quelles ont été les pressions exercées par l’Etat français pour demander aux militaires de se taire mais les journalistes qui l’interrogent ne lui posent aucune question là dessus.
Guillaume Ancel dit ne pas comprendre l’omerta qui a continué à régner sur le Rwanda. Les Africains qui subissent la Franceàfric la comprennent très bien. La politique française en Afrique n’a pas vraiment changé. Le génocide sanitaire organisé par la Franceàfric depuis 25 ans a fait 100 millions d’enfants morts. Plus de morts que le génocide au Rwanda qui a fait 800000 morts dont la France est aussi responsable. Donc l’omerta sur le génocide au Rwanda est très facile à comprendre. Les gouvernants français sont une bandes de gangsters criminels en Afrique et comme dans toutes les bandes de gangsters, on ne dénonce pas son collègue gangster pour se protéger.

Journaliste : Guillaume Ancel, la livraison d’armes dont vous avez parlé, livraison d’armes aux génocidaires rwandais était avant ou après l’embargo décrété par l’ONU sur les armes ?

Guillaume Ancel : Alors écoutez, ça c’est passé dans la deuxième quinzaine de juillet, donc techniquement, c’est juste à la fin du génocide. Mais toujours sous embargo (en même temps on entend la voix de la journaliste dire « après l’embargo » et donc il répond « non on est toujours sous embargo ») et de toute façons, ce sont les unités qui ont conduit les massacres.
Donc, même si le génocide est terminé – génocide que on ne reconnaît pas d’ailleurs – la France, à ce moment là, on sait que ce sont des massacres de grande ampleur mais on a tout fait pour parler de génocide beaucoup plus tard.
Mais, enfin, on voit bien que les gens qui sont là sont des criminels. Donc, leur livrer des armes est complètement inepte.

La question du journaliste suppose que l’ONU serait une organisation pacifiste qui n’aurait rien à voir avec les crimes en Afrique. Sauf que l’ONU est une organisation qui travaille de concert avec la Franceàfric pour les intérêts des esclavagistes. Ce sont eux qui ont permis le coup d’état de la France en Côte d’Ivoire en 2011/ 2012.
C’est l’ONU qui transportait l’or des terroristes de Guillaume Soro pour franchir les frontières et armer les milices Forces Nouvelles.
C’est l’ONU de Jean-Marie Bourry qui lançait des appels à la radio ONUCI le 16 décembre 2010 pour inciter les naïfs pro Ouattara à venir manifester pacifiquement dans une manifestation qui était une attaque à mains armées (Kalachnikov Lance-Roquettes) pour prendre d’assaut la télévision ivoirienne RTI. (vidéo originale interdite en France. qqn en a fait une copie)

Mais avec la même hypocrisie mensongère de l’armée française (parlant d’ »opération humanitaire » alors qu’elle est en train d’organiser un génocide), l’ONU parle d’embargo sur les armes tout en permettant à la France d’envoyer des armes aux tueurs.
C’est l’ONU qui a donné le feu vert à la France pour que la France intervienne au Rwanda.

Journaliste : en 2016, Guillaume Ancel vous avez publié une lettre ouverte au Président de la République et dans cette lettre ouverte vous réclamiez une véritable ouverture des archives sur le Rwanda. Aujourd’hui, on en est loin ?

Guillaume Ancel : Clairement, vous savez, c’est assez incroyable.
Un chercheur qui a demandé à accéder à des documents importants suite à l’annonce de cette ouverture, on lui a écrit que les documents étaient ouverts mais non consultables.
Or, ça me rappelle une politique que l’on m’a demandé d’appliquer quand je suis arrivé ensuite sur le siège de Sarajevo que j’ai raconté dans un livre. J’ai reçu l’ordre de riposter sans tirer, voilà.
On est à peu près dans cette même logique totalement irrationnelle, on a fait des trucs indéfendables et on raconte totalement son contraire en espérant que les Français s’en contenteront. Je pense qu’à un moment, il faut accepter que les Français aient le droit d’être seuls juges des interventions qui ont été menées en leurs noms.

Guillaume Ancel dit quelque chose qui touche à la justice populaire. Il dit : « Je pense qu’à un moment, il faut accepter que les Français aient le droit d’être seuls juges des interventions qui ont été menées en leurs noms. »
Comme le souligne Guillaume Ancel, les Français doivent pouvoir savoir ce que leurs gouvernants ont fait comme crimes au Rwanda et en général tous les crimes qu’ils font en Afrique. Encore faudrait-il pour cela qu’il y ait des médias véritablement indépendants.
Ensuite les Français devraient être en colère parce que les crimes comme le dit si justement Guillaume Ancel ont été faits en leur nom.
Enfin ces criminels ne seront pas jugés par des Français mais par des Africains qui sont les victimes de ces monstres, au Nuremberg de l’Afrique par des Juges délégués révocables choisis par la population.

CONCLUSION
LES CRIMINELS AUTEURS DU GENOCIDE AU RWANDA SONT TOUJOURS LIBRES ET MEME AU POUVOIR EN FRANCE

François Mitterrand, commandant en chef du génocide au Rwanda, a eu droit à un enterrement en grande pompe, aux louanges des médias qui le considéraient comme un grand homme. Alors qu’il n’est qu’un gangster Franceàfric criminel des africains.

Aucun des ministres du gouvernement responsable du génocide, le gouvernement Balladur, n’a été jugé. Charles Pasqua et Simone Veil sont décédés sans jamais avoir été jugés. Pire encore Simone Veil est encensée par les médias et elle est entrée au Panthéon alors qu’elle était numéro 2 du gouvernement Balladur en 1994.
Les autres s’en tirent très bien. Ils ont des postes importants, en Europe ou en France.
Michel Barnier est actuellement Commissaire européen au marché intérieur et aux services.
Nicolas Sarkozy est membre du Conseil Constitutionnel Français.
François Bayrou était il y a encore quelques semaines ministre de la justice il a dû démissionner pour une affaire d’emploi fictif ce qui révélateur de ce qu’est devenu notre pays, nos médias, nos partis politiques et syndicats….
Français Bayrou n’a pas démissionné pour avoir participé à un gouvernement génocidaire mais pour une histoire d’emplois fictifs !
En France, il est plus grave de détourner l’argent public que de participer à un génocide ! C’est pareil pour François Fillon, il a été épinglé par le Canard Enchainé pour un scandale d’emplois fictifs mais jamais pour sa participation dans un gouvernement ayant participé au génocide du Rwanda ni pour sa participation au coup d’état contre Gbagbo.