L’achat des consciences, contrepartie de la diplomatie indigente de Mohammed VI

Quand Mohammed VI offrit, en 2016,  une centaine de millier de dollars de cadeaux à Obama, il ne se doutait pas que la nature de ces présents, les plus chers qui aient jamais été offerts à ce dernier, serait un jour dévoilée et les précieux objets remis aux archives nationales américaines, à l’issue du mandat de l’ex-locataire de la Maison-Blanche. Une bévue du roi et de ses conseillers, accoutumés, les uns et les autres,  aux mœurs plus opaques de certains politiciens africains ou français, dont on achète facilement silence et docilité. Un fiasco des services de renseignements du Makhzen qui auraient dû alerter leur patron de cette coutume immuable,  faisant obligation aux hauts fonctionnaires de l’Oncle Sam de déclarer les cadeaux reçus, dans l’exercice de leurs fonctions.

Ce n’est pas la première fois que le Palais rate lamentablement son coup. On se souvient, en effet, des révélations du journal  israélien Maariv, dans son édition du 14 juillet 2011, faisant état d’un collier serti de diamants, offert par Salma, l’épouse de Mohammed VI, à l’ancienne ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, en visite secrète, à Rabat en 2009. L’information avait de quoi largement courroucer les marocains, la bénéficiaire était à l’époque,  visée par une plainte déposée à Bruxelles en 2010, pour « crimes de guerre », après  l’opération « Plomb durci », menée par Israël contre la bande de Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009. Vingt-trois (23)  jours d’une offensive à la violence inouïe, au cours de laquelle mille cinq cent (1.500) tonnes de bombes et des dizaines de milliers d’obus s’abattirent sur les quartiers résidentiels de Gaza, faisant plus d’un millier de victimes,  dont une majorité de civils,  selon des statistiques d’ONG, présentes sur place et  reprises par l’ONU. De son propre aveu, l’ancienne ministre, interviewée par la chaîne israélienne Channel 10 News, le 19 janvier 2009, avait alors déclaré:

–  « Israël a fait preuve d’un réel hooliganisme, durant la récente opération, comme je l’ai exigé ».

Là aussi, la ministre avait déclaré le cadeau aux services concernés de la Knesset, qui le rendirent public.

Provocation et pied-de-nez

Pour autant, Mohammed VI, ne se sentit nullement déstabilisé ou culpabilisé par les révélations de 2011 du quotidien israélien. Provocateur et adepte du pied-de-nez à ses compatriotes, celui dont on rappelle qu’il est le Président en exercice du « Comité Al Qods »,  récidivait en juillet 2013, décorant Malcolm Hoenlein, Président de la Conférence des présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis, du Wissam Alaoui de l’Ordre du Grand Officier à l’occasion de la Fête du Trône.

L’homme en question, sioniste convaincu,  était déjà affublé,  depuis 2007,  du titre de «Trustee of Jerusalem», délivré par la mairie de Jérusalem, du titre de «Guardian of Zion» délivré en 2010 par l’université israélienne Bar-Ilan et de celui de «Defender of Jerusalem», créé en 2008 par le milliardaire Guma Aguiar et qui récompense «les personnalités qui ont démontré leur soutien et leur engagement à l’Etat d’Israël et sa capitale, Jérusalem», selon Rick Perry, Gouverneur républicain du Texas.

Sans les révélations de Wikileaks, dévoilant des courriels du directeur de campagne d’Hillary Clinton, John Podesta,  les marocains n’auraient sans doute, jamais eu, non plus,  vent  des douze millions (12.000.000) de dollars offerts par Mohammed VI à Hillary Clinton, à l’époque où elle officiait comme secrétaire d’Etat, afin qu’elle mette un terme à la politique réduisant les investissements de capitaux américains dans le Sahara Occidental, territoire disputé actuellement sous contrôle marocain, rapporte le Daily Caller.

Indigence politique et achat des consciences

Qu’il s’agisse  de monnaie sonnante et trébuchante, de bijoux, de fermes, de villas de luxe ou d’investissements,  Mohammed VI considère désormais que l’achat des consciences doit primer sur toute habileté politique ou diplomatie besogneuse, tant son administration et lui-même en sont totalement incapables. D’autant que l’homme sait le trésor public et les caisses noires mises en place par des collaborateurs très peu soucieux de l’intérêt général, entièrement à sa disposition. Et lorsqu’il arrive que ces deux sources se tarissent ou se révèlent insuffisantes, il fait alors appel à ses obligés, ceux à qui le Palais a, un jour ou l’autre, mis le pied à l’étrier, (banquiers, d’industriels, promoteurs immobiliers, et autres hommes de paille)  afin de récompenser ses thuriféraires. Car il ne faut pas imaginer un seul instant, voir l’homme mettre la main à l’immense fortune qu’il a  accumulée,   à force de prédation et de pouvoir au service de son affairisme.

On pourrait dérouler à l’infini ce florilège indigne et citer tant de célébrités qui « en ont croqué » pour avoir défendu ce régime despotique que l’on sait et les crimes innombrables qu’il commet.   Nul ne s’étonnera dès lors, que le principal responsable du désastre qui guette notre pays, en vienne à se poser, le soir du 30 juillet 2014, la fameuse question qui suscita tant de quolibets : « Où est la richesse ? »

2 Comments

  1. Le roi des pieuvres a improvise route same vie,c’est abruti qui propage le desastre patout,il a ruine le maroc,et l’afrique .c’est un escroci diot qui se cache derriere le protocole futile,avec l’aide de ses maitres grenouilles ,UNE chose est certaine ,IL EST EN direction DU gibet.
    Https:www.republiquedumaroc.com/lesescrocs.

  2. Le roi des pieuvres a improvise toute sa vie,c’est abruti qui propage le desastre patout on me le nez ,il a ruine le maroc,et l’afrique .c’est un escroc idiot qui se cache derriere le protocole futile,avec l’aide de ses maitres grenouilles ,UNE chose est certaine ,il en direction du gibet.
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