L’alliance golfo-marocaine s’effrite

Au Sahara Occidental, le statu quo est loin de servir l’agenda du Maroc. Au contraire, tous les calculs des nervis de Mohammed VI sont tombés à l’eau.

Au Proche Orient, ses mentors du Conseil de Coopération du Golf traversent une tempête qui risque de secouer toute la région et changer le panorama géopolitique.

De prima bord, un conflit a éclaté entre le Qatar et le reste des membres du CCG au point qu’ils s’accusent mutuellement d’avoir mené la guerre contre la Syrie. La résistance du régime de Bachar El Assad a ébranlé les monarchies créées et protégées par l’Occident.

En Arabie Saoudite, la famille royale s’entredéchire dans l’espoir de changer le visage brûlé du wahhabisme qui s’est avéré synonyme de terrorisme.

Dans ce contexte, le Prince Mohamed Ben Salman a procédé à une série d’arrestations au sein de la famille des Al Saoud, ce qui ouvrira la porte à une lutte intestine dont les conséquences sont imprévisibles pour toute la région du Moyen Orient.

Le Maroc, traversant une crise financière grave que l’Etat s’efforce à cacher, ne pourra plus compter les quelques millions de dollars qu’il recevait chaque année au nom de la lutte contre le Polisario et l’Algérie. La seule voie de salut pour Rabat reste l’Afrique. C’est la raison qui poussé Mohammed VI à accepter de s’assoir avec les sahraouis à Kigali en 2016.

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