Les rois du Maroc sont cruels et ils tiennent à le faire savoir

Mohammed VI, au fil du temps a fini par révéler et figer son véritable portrait : celui d’un monarque cruel et incapable, symbole d’un Maroc à la dérive.

Il a hérité la cruauté de son père, Hassan II, le roi le plus sanguinaire de l’histoire du Maroc. Un roi tyrannique et arbitraire, et les récits de son règne regorgent d’histoires effrayantes parmi lesquels sa décision de sacrifier ses opposants le jour de la Fête Sacrée de l’AId El Adha.

Le 3 mars 1973, les actions armées organisées par des militants révolutionnaires liés à l’UNFP, actions dont le principal organisateur, à l’extérieur, était le Fquih Mohamed Basri. Rappelons que le Fquih Basri avait été l’un des principaux dirigeants de la résistance armée des années 1953-1956 et n’a cessé d’être, depuis les trahisons de 1956-1958, un adversaire irréductible de Hassan II.

Déjà, en 1970-1971, un premier réseau visant au renverse- ment armé du régime et organisé à partir d’anciens résistants auxquels se joignaient des étudiants révolutionnaires, avait pu être démantelé grâce à une trahison interne 1, et ce, avant même qu’il n’ait pu agir.

Le mouvement révolutionnaire du 3 mars cherchait à dépasser le simple putschisme de la première tentative mais s’inspirait pour cela de la théorie guévariste dite du « foyer révolutionnaire » ou feco, popularisée par Régis Debray. Il visait à créer des foyers de guérillas qui auraient pu faire tache d’huile dans les montagnes de l’Atlas, en entraînant spontané- ment à leur suite les paysans de ces régions. Tout comme en Bolivie avec le Che, cette théorie révéla ici sa fausseté, les groupes armés conduits par les martyrs Mahmoud Bennouna et Brahim Tizniti, furent rapidement isolés et décimés par l’armée, sans que les paysans des régions concernées n’aient réagi; les réseaux de supports armés organisés dans plusieurs villes, dont le principal organisateur était Omar Dahkoun, fusillé en martyr le 1″ novembre 1973, avec quatorze de ses compagnons, furent démantelés; dans cette vague de répression et de terreur, la police arrêta aussi nombre de militants, radicaux ou non, de l’UNFP, parmi lesquels, pour les premiers, Omar Benjelloun.

Ainsi Hassan II, en exécutant ces combattants en pleine journée de l’ Aïd El Adha a mis fin aux premières tentatives de mener la lutte armée contre son régime.

 

Tags : Maroc, Hassan II, Mohammed VI, répression, cruauté, dictature, despotisme

2 Comments

  1. « Les rois du Maroc sont cruels et ils tiennent à le faire savoir ». Bien entendu.
    Mais quelle est la situation au Maroc ?
    Si Louis XVI, décapité lors de la révolution française, avait réussi sa fuite manquée de 1791 vers Varennes pour rejoindre le bastion royaliste de Montmédy, à partir duquel le roi espérait lancer une contre-révolution, il aurait probablement réussi à entraver la marche du peuple vers la liberté. Cette trahison lui coûta le fait d’avoir été raccourci sur la place publique.
    Moralité de l’histoire : Tous les despotes se ressemblent.
    C’est le pouvoir absolu qui transforme les rois en tyrans et les empereurs en demi-dieux. C’est ce pouvoir sans limites, sans bornes et sans contrôle que nous avons au Maroc qu’il faut éradiquer par tous les moyens si nous voulons la liberté, la fierté et l’honneur dans la prospérité. Il n’y a pas d’autres moyens d’accéder à la démocratie sans abattre cette barrière maléfique qu’est le pouvoir absolu.

    « Les rois du Maroc sont cruels et ils tiennent à le faire savoir ».
    C’est cette cruauté qui pérennise leur subsistance à l’instar des reptiles qui font peur non par leur force, mais par le venin qu’ils renferment.
    Une fois le venin extirpé, qui est le pouvoir absolu chez nos despotes, à ce moment-là on peut chasser facilement le serpent à coup de pieds.

  2. Oui Hassan 2comme c, etait le cas de son ancetre sultan Ismail. Etait sangunaire. Mais. Je pense. Pas que M6 l, est. Le cas si oued Cherrat. Qui. Reste flou.

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