Ni l’ONU ni la France n’ont pipé mot sur le faux procès de Gdeim Izik

 

Une avocate espagnole battue par la police marocaine

Dans toutes ses résolutions sur le Sahara Occidental, le Conseil de Sécurité, sous pression de la France, ne cesse de vanter le « rôle joué par les commissions du Conseil national des droits de l’homme » dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

« Se félicitant à cet égard des récentes mesures et initiatives prises par le Maroc, du rôle joué par les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et à Laayoune et de l’interaction entre le Maroc et les mécanismes relevant des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies », dixit la résolution 2351 (2017).

Le semblant de procès des 25 militants de Gdeim Izik se répète chaque année dans une opération de retardement savamment orchestrée dans le but d’éviter la présence d’observateurs internationaux. Certains, des avocats en l’occurrence, ont été violemment battus par la police marocaine.

Cependant, l’ONU et la France, premier mentor du Maroc, n’ont sifflé mot à cet égard. Autant à New York qu’à Paris c’est le silence total sur ce simulacre de procès. Aucun mot, non plus sur les violations constantes des droits de l’homme au territoire du Sahara Occidental. Dans la question du Sahara Occidental, les bureaux du Secrétariat de l’ONU sont devenus des préfectures de la France. C’est la raison qui explique l’incapacité des Nations Unies à résoudre ce conflit qui date de plus de 40 ans.