Maroc : Un coup d’Etat manqué

LE ROI MOHAMED VI LIMOGE 43 GÉNÉRAUX : UN COUP D’ETAT MANQUÉ !

A l’occasion de l’ouverture de la nouvelle saison parlementaire au Maroc, le roi Mohamed VI a parlé de séisme, faisant allusion aux réformes qui doivent être mises en place.

Et fait de séisme, il a réussi le sien en annonçant le limogeage de pas moins de 43 généraux de l’armée royale, qui occupaient presque tous des postes clés dans l’armée.

Dans le climat de corruption généralisé sévissant au Maroc, le roi a du sentir un coup d’Etat en préparation et a décidé de réagir. Il a décidé de virer 43 hauts gradés de l’armée soupçonnés d’appartenir à la mouvance islamiste et de préparer un coup d’Etat.

Bien entendu la presse marocaine n’a soufflé mot de cette décision. En effet, les séjours à l’étranger de Mohamed VI deviennent de plus en plus fréquents et longs, et certains hauts gradés de l’armée ont peut-être voulu saisir cette occasion pour le déposer de son trône.

Ainsi, entre le 1er avril et le 30 septembre, il est resté 81 jours en dehors du Maroc, c’est-à-dire 45 % de son temps. Du 10 au 12 octobre, le Premier ministre russe Dimitri Medvedev avait effectué sa première visite officielle à Rabat, mais il n’avait pas été reçu par le souverain qui se trouvait encore entre Betz et Paris.

C’est le chef du gouvernement, Saad-Eddine Al-Othmani qui a transmis à son hôte russe les excuses du roi qui, « pour des raisons de santé, ne peut se réunir avec vous », selon l’agence de presse moscovite Itar-Tass.

La presse marocaine n’a quant à elle donné aucune explication sur cette audience royale à Medvedev, annoncée par certains journaux, mais qui, finalement, n’a pas eu lieu. Elle a rapporté, en revanche, que le souverain avait offert un déjeuner à Medvedev, oubliant parfois de préciser qu’il n’était pas présent.

Autre motif d’inquiétude qui gagne du terrain au sein de la population et de certains milieux des affaires, selon un récent rapport du Cercle d’analyse économique de la Fondation Abderrahim Bouabid, qui s’est intéressé à une question simple : « Le Maroc a-t-il une stratégie de développement économique » ?

Le gouvernement marocain alimente le public marocain avec des expressions « Le Maroc est un pays émergent » et « Le pays connaît un boom sans précédent ». Alors qu’en réalité, il n’existe aucune « femme mulet » dans un pays émergent digne de ce nom. Au Maroc, tout n’est que mirage et illusions. Une chose est certaine : le roi a endetté le pays à plus de 80% de son PIB.

Les bailleurs de fonds internationaux exigent à présent une libéralisation des changes pour octroyer de nouvelles lignes de crédit que le gouvernement s’apprête à légiférer.

Depuis son accession au trône, en 1999, Mohammed VI a pris le contrôle de l’économie du Maroc dans l’arbitraire le plus absolu. Une stratégie d’accaparement marquée par la corruption effrénée de ses proches, qui se divisent en trois catégories : des hommes proches du Palais ou du premier cercle gravitant autour du roi, des experts, et, enfin, des politiques.

Si certains au Maroc ferment les yeux sur son immense richesse estimée à 4, 5 milliards de dollars, ceux qui, en Algérie, ont toujours applaudi la performance économique de ce pays, la réalité est tout autre.

La quasi-totalité des entreprises performantes du Maroc sont en vérité sous la coupe d’investisseurs de l’Hexagone qui veulent aujourd’hui pénétrer le marché de l’Afriques de l’Ouest en poussant le Maroc a adhérer à la CEDEAO, un marché de plus de 100 millions d’âmes.

Mais son adhésion n’est pas gagnée. Des membres influents de la CEDEAO ont finalement obtenu gain de cause dans leur bras de fer engagé contre certains pays qui appellent à l’adhésion sans condition du Maroc à cette organisation des Etats de l’ouest de l’Afrique.

La demande d’adhésion définitive du Maroc à la CEDEAO vient d’être reportée au mois de décembre prochain, annonce faite par le président de la commission de la CEDEAO, Marcel de Souza, contredisant ainsi les pronostics des relais du palais royal qui misaient sur une rapide conclusion de la demande chérifienne.

Le report quant à la demande marocaine signe une fois de plus un échec de la diplomatie de ce pays qui s’illustre, la plupart du temps dans les médias, à coup de dessous-de-table plutôt que sur le terrain où il est quasiment mis à nu. En Algérie, des patrons de sites électroniques, des pseudos-opposants établis en France et une certaine TV basée à Londres pour ne pas la nommer, agissent de concert pour déformer la réalité et présenter le Maroc comme un modèle de développement économique.

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