MAROC : la fausse stabilité mise à nu par les événements du Rif

La France a beau vanter le Maroc et le présenter comme un « modèle de bonne gouvernance et stabilité ».

Au mois de janvier 2016, trois experts universitaires américains, spécialisés dans les questions de terrorisme international, celui de Daech spécialement, qui viennent de lancer un sérieux avertissement sur la situation sécuritaire au Maroc sont loin d’être optimistes. Ces trois experts, qui sont pourtant loin d’être hostiles au Maroc , Max Abrahms, expert en terrorisme au MoyenOrient et en Afrique du Nord et professeur adjoint de sciences politiques à l’université Northeastern à Boston, Haim Malka, directeur adjoint au Center for Strategic and International Studies à Washington, et Ann Wainscott, professeur adjoint de sciences politiques à l’université de St. Louis dans le Missouri, ont fait part au journal en ligne économique américain, International Business Times, de leurs craintes aux périls qui menacent le royaume .

Selon eux, derrière une fausse réputation de stabilité, le Maroc court à moyen terme un grave danger du fait qu’il est spécialement ciblé par Daech à partir de la Libye. Ils expliquent que «le Maroc porte en lui des facteurs de vulnérabilité, qui pourraient, si non résolus définitivement, causer sa perte». Ils citent particulièrement sa pauvreté économique, «qui le fragilise socialement et rend sa population, spécialement les jeunes souffrant de chômage, extrêmement sensibles aux discours radicalisant et prédisposés à aller rejoindre Daech».

Ce facteur est aggravé par «les inégalités sociales, l’extrême pauvreté d’une frange importante de la population, l’analphabétisme» qui sont, selon eux, les principales raisons «qui font que 1 500 Marocains ont rejoint Daech en Syrie et en Irak et 300 Marocains l’ont rejoint en Libye, et chaque semaine, les polices du royaume annoncent des opérations de démantèlement de cellules terroristes». Haim Malka estime que «le noyau djihadiste en Libye, qui attire les Marocains, les Tunisiens et les autres, est un défi majeur, qui sera de plus en plus difficile pour le Maroc de s’en prémunir».

Pour les trois experts, «des facteurs comme l’instabilité grandissante en Libye, le chômage des jeunes marocains et la politique hyper-sécuritaire qui risquent de glisser vers l’arbitraire et l’injustice, et qui produiraient ainsi un effet inverse, sont des éléments de menaces qui pèseront de plus en plus lourd sur l’avenir du royaume si rien de stratégique n’est entrepris pour solutionner ces problèmes». On sait qu’à l’approche des fêtes de fin d’année, Daech avait menacé de frapper le Maroc, notamment avec du gaz sarin, notamment à Agadir, Marrakech et Tanger. La menace terroriste sur le Maroc, d’où sont originaires les auteurs des attentats du vendredi 13 novembre 2015 à Paris, dont le cerveau lui-même, est bien réelle.

3 Comments

  1. Avec ces affaires du Sahara occidental et maintenant la situation explosive du Tif je pense que la féodale Narco-monarchie absolue va disparaître plus tôt que prévu. Il reste à savoir comment sera la fin du fils du Glaoui du moment qu’au mieux ça sera comme Ben Ali et au pire comme Kadhafi.

  2. Vous voulez quoi du maroc ? une Syrie,les morts par milliers et vous pensez que sa va aller mieux. qu’Allah protège le maroc et son peuple. Et juste pour info arrêter de salir des personnes de traficant , prostituées,parce que il y a des gens qui travaillent honnêtement et dur .

  3. Makhloufi tu es qu’un imbéciles heureux nos l oubli jamais et les 15 pour cent comme toi 85 restant ils ce chargeront de ta sale tête et tes sal fesse idiot

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