Maroc : Hassan II avait placé sa fortune à l’étranger car il n’a jamais été très sûr de terminer sa vie sur son trône (Bibliomonde)

Selon le site Bibliomonde, les richesses accumulées par Hassan II aux dépens au pays ont été placées en grande partie à l’étranger. La raison évoquée par ce site ? II n’a jamais été très sûr de terminer sa vie sur son trône.

Mohammed VI, droit dans les bottes de son père, a poursuivi la politique de prédation de son Hassan II pour devenir, selon Forbes, l’un des hommes les plus riches du monde alors qu’en 1956, son grand-père ne possédait aucune fortune notable. Comment ? A l’instar de son père, « en ponctionnant l’économie marocaine ». Leur fortune « est en grande partie investie à l’étranger » pour assurer leurs retraites en cas d’exile.

« Dans les années 1990, un opposant au régime, Abdelmoumern Diouri, en avait dressé un inventaire (contesté par le Palais) : quelque 10 milliards de francs déposés dans une vingtaine de banques française, américaine et suisse. Au Maroc, une vingtaine de palais, plusieurs milliers d’hectares de terres agricoles (confisquées en 1963 aux colons français), le groupe ONA (Omnium nord-africain) présent dans tous les secteurs de l’économie… À l’étranger, plusieurs immeubles à Paris et à New-York, de nombreux pied-à-terre luxueux aux États-Unis et en France, notamment le château d’Armainvilliers (Seine-et-Marne) deux cents pièces et quatre cents hectares de parc… un portefeuille boursier considérable comprenant des titre américains et européens… Des rumeurs ont circulé sur les bénéfices que Hassan II aurait tiré du commerce du haschisch, cultivé au Nord du pays, mais sur ce trafic, rien n’a pu être prouvé », signale Bibliomonde.

« En janvier 2000, Cheikh Yassine, le chef islamiste, exhortait le nouveau roi à « racheter et dépasser les crimes de son père » en rapatriant la fortune amassée par Hassan II pour alléger la dette extérieure du pays. Le jeune « roi des pauvres » s’est contenté d’interdire la publication de la lettre du vieux cheikh ».

« Grâce à Tel Quel, les Marocains savent que le salaire du roi est de 36 000 euros mensuels (432 000 annuels), « ce qui reste relativement raisonnable comparé aux hauts salaires des chefs d’entreprises publiques », note le journal. Cette rémunération (dont on ignore si elle est soumise à impôt) s’accompagne toutefois « d’à-côtés budgétaires » de 170 000 euros, qui englobent les pensions versées au roi et à ses frères et sœurs. Le palais, lui, est un gros employeur avec pas moins de 1 100 postes budgétaires (dont 300 permanents au cabinet royal) pour une masse salariale annuelle d’environ 68 millions d’euros. Les rémunérations des conseillers royaux sont alignées sur celles des membres du gouvernement (5 500 euros par mois). S’il est difficile de quantifier le nombre de voitures dont dispose le palais, le budget dédié au parc automobile à 5,7 millions d’euros par an suggère quelques ordres de grandeur : il était prévu pour 2004 de commander pour 380 000 euros de « voitures utilitaires ». Ces chiffres (auxquels on peut ajouter par exemple 2 millions d’euros en dépenses vestimentaires) donneront évidemment le vertige dans un pays où le salaire minimum ne dépasse pas 200 euros et où la communication royale a peaufiné à Mohammed VI au début de son règne une image de « roi des pauvres ». (…) le vrai tabou : la fortune personnelle – mobilière et foncière, au Maroc et à l’étranger – de Mohammed VI, comme de ses frères et soeurs. « 4 à 5 milliards de dollars », affirmait il y a quelque temps Forbes, la célèbre revue américaine des affaires. C’est là en tout cas où s’arrête l’enquête de l’hebdomadaire. » (extrait d’un article de José Garçon, Libération, 4 janvier 2005) », conclue la même source.

 

Tags : Maroc, Mohammed VI, Forbes, fortune, richesse,

One Comment

  1. « -Maroc : Hassan II avait placé SA fortune à l’étranger car il n’a jamais été très sûr de terminer sa vie sur son trône- »

    C’est SA fortune autant que l’était celle de Ben Ali, qui, acculé d’abandonner une tonne de billets de banque, volés, à Tunis pendant sa fuite, cet argent est retourné à son propriétaire légitime : Le peuple tunisien.
    Ou la ‘fortune’ de Kadhafi, constituée entièrement du vol des revenus du pétrole libyen, ou les fortunes des dictateurs arabes, assassins de leurs compatriotes et pillards des richesses nationales de leurs pays.
    H2 n’avait aucune fortune légitime !..
    Il disposait d’un pouvoir dictatorial pour se tailler une immense fortune personnelle, faisant des ressources du Maroc SA propriété par la peur, la répression et le crime.
    La règle de la dictature est simple : Lorsque le peuple n’est pas souverain, c’est-à-dire, fort, capable d’élire et de destituer ses gouvernants, il tombe automatiquement sous l’emprise d’un dictateur. Dans ce cas, le peuple perd son pays et ses ressources. C’est aussi simple que ça.
    Et la preuve est que toutes les dynasties européennes ont été obligées, par les peuples, à renoncer à l’exercice du pouvoir ou faire face à la destitution.
    Louis XVI en avait fait les frais sous la guillotine en France, et Cromwell fit décapiter Charles 1er en 1649 en Angleterre.

    Le peuple marocain n’a aucune alternative à sa libération pour son développement et sa prospérité que la destitution du despote qui l’écrase et pille le pays, non pas pour continuer à s’enrichir, mais pour couper bras et jambes au peuple marocain, pour le maintenir dans la pauvreté, dans l’ignorance et le besoin continuel, afin de l’empêcher de grandir, de devenir fort et de l’affronter, de lui demander des comptes, de le juger et de le destituer.

    A la première question posée par le peuple lors de l’interrogatoire : أين الثروة؟ ..la destitution de l’homonarque sera prononcée.

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