Maroc : La DGED change de tactique

Kaoutar Fal avec Jose Luis Zapatero au Forum Crans Montana, Dakhla

Pour son travail de lobbying aux Etats-Unis, la DGED avait engagé Ahmed Charaï et Said Temsamani. Le premier sous couverture d’expert en Afrique du Nord et le deuxième en tant qu’employé auprès de la société américaine de lobbying Gerson Global Advisors qui a disparu des écrans après avoir arnaqué les services de Yassine Mansouri.

Ce sont des informations qui ont été révélées par le hacker Chris Coleman dans l’affaire connue sous le nom de Marocleaks qui a dévoilé que les opérations de lobbyingf sont menées par la Directions Générale d’Etudes et Documentation (DGED), c’est-à-dire, les services d’espionnage extérieur du Maroc.

Dans les documents mis en ligne par Coleman au mois d’octobre 2014, certains hommes d’affaires étaient chargés par la DGED de mission de lobbying et leurs comptes étaient utilisés pour payer des journalistes américains et français dans le but de s’en prendre à l’Algérie et au Polisario et défendre les positions du Maroc dans le conflit du Sahara Occidental.

Ahmed Charai grillé par ses révélations, la DGED a procédé au recrutement d’une femme, Kaoutar Fal, afin de poursuivre la mission de lobbying en Europe avec comme premier objectif les relations de l’Europe avec le continent africain.

C’est ainsi que Kaoutar a été appelé à créer l’association qui lui servira de couverture : L’Organisation Internationale des Medias Africains.

Son arrestation par les services de sécurité belges est probablement dû à son immiscion dans les affaires de la communauté marocaine en Belgique. Les autorités belges y sont intraitables. D’ailleurs, les consulats marocains en Belgique ont été à plusieurs reprises appelés à faire attention sur cette question.

 

Tags : Maroc, DGED, Kaoutar Fal, espionnage, Belgique, lobbying

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