Maroc : Le Makhzen tente de liquider l’opposant Farid Boukas

La poursuite acharnée des services de renseignement marocains pour le journaliste et ancien agent du renseignement marocain (DGST) Farid Boukas continue avec des tentatives secrètes pour le liquider à cause des secrets ahurissants qu’il a publiés sur le Makhzen et le roi Mohamed VI lui-même.

L’ancien agent du renseignement marocain, a rejoint le service en l’an 2000 en tant que concepteur et éditeur en même temps, mais a été surpris lorsque le responsable de la relation avec le directeur régional de la Direction du contrôle national des terres (DST) Haji Abdelkader Bouyali, recruté par la DGST, a été affecté à la fin de l’année 2002 avec une mission hors du Maroc, suivie de plusieurs missions pour régner dans les groupes islamistes dont la dernière est la lutte contre le trafic de drogue au niveau international.

Le conflit entre Farid Boukas et le directeur de la DGST dans la région de Tanger-Tétouan a alors éclaté. Il a été harcelé pour ne pas obéir à ses ordres. Il a envoyé une plainte au roi Mohamed VI le 24 février 2003.

48 heures plus tard, Farid Boukas a été victime d’une tentative d’enlèvement à 22h30 près de la caserne de la rue du Croissant Rouge à Tétouan, par trois éléments ténébreux qui l’ont dépouillé de ses cartes de téléphone portable.

Le 24 janvier 2006, il a été enlevé par le commandant régional de la gendarmerie royale. Il a passé un an en prison dans les prisons marocaines de Kuneitra, puis à Tanger et Ouad Lahou jusqu’à sa libération le 24 janvier 2007.

En 2007, il a tenté d’entrer dans la ville de Ceuta sous autorité espagnole pour un traitement médical. Il a été arrêté par la police des frontières (RG) pendant deux heures au motif qu’il était interrogé, puis transféré dans les locaux de la sécurité de l’État où il a été soumis à plus de 10 heures d’interrogatoires difficiles.

Par la suite, à 16 heures, il a été libéré à condition de ne pas quitter la ville de Tétouan.

Un des officiers lui a conseillé de quitter le Maroc, sinon il pourrait être liquidé, malgré la tentative de l’arrêter de nouveau dans le cadre d’une vaste opération de chasse commandée par le général marocain Hamidou Anikri.

Farid Boukas, qui a été contraint à l’exil en Europe depuis 2008, a refusé de renouveler son passeport, que le ministère espagnol de l’Intérieur a officiellement reconnu comme citoyen apatride.

Au Caire, en 2013, il a publié un livre édifiant intitulé «Le Maroc aux yeux d’un ancien agent de renseignement».

Après la publication du livre, il a publié de nombreux articles de presse et donné plusieurs interviews télévisées qui ont mis en lumière les multiples secrets et scandales délirants du palais royal sous le patronage du roi Mohamed VI.

Puis, il a été menacé d’un coup de pistolet en 2012 et a ainsi déposé une plainte officielle auprès de la Garde civile espagnole, mais cela ne s’est pas arrêté là.

Les services de renseignement marocains ont multiplié les poursuites pour le traquer, après avoir révélé l’implication de hauts responsables marocains, dirigés par le monarque marocain, dans le trafic de drogue et le trafic de fonds à l’étranger et dans plusieurs autres dossiers brûlants.

Bien que l’Espagne lui ait accordé la protection et l’ait officiellement reconnu comme réfugié, ce pays entretient une très forte relation de sécurité avec le Maroc, ce qui constitue une menace réelle pour sa vie et sa sécurité, lui faisant fuir en Allemagne pour sa sécurité et sa protection.

Fin 2017, une organisation marocaine de défense des droits humains a tenté d’intervenir dans son affaire, mais n’a pas trouvé de réponse positive, ce qui signifie, selon certaines informations confidentielles, que le cas de Farid Boukas est une affaire personnelle avec le palais royal. par le conseiller intrigant du roi, à savoir Fouad Ali El Himma qui est en charge des affaires de sécurité du Royaume.

Source : Echourouk Online

 

Tags : Maroc, Farid Boukas, DGED, services secrets

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