Maroc : Le peuple a appris à transmettre sa voix moyennant le boycott

Au Maroc, les résultats impressionnants du boycott ne se limitent pas à imposer la faillite à trois sociétés prédatrices et la diminution du prix de la sardine de 25 à 8 dirhams.

Le plus grand succès qui fait peur aux autorités de la répression est la consolidation de la culture du boycott dans l’esprit du citoyen simple.

Le marocain lambda vient d’apprendre qu’il est le maître du marché et qu’il peut asséner des coups durs à ceux qui sucent son sang sans rien donner en échange. Lorsqu’il arrive dans une boutique, il regarde les prix et c’est à lui de juger s’ils sont chers ou pas. Même les commerçants ont appris à prendre en considération les intérêts du citoyen et du pouvoir d’achat.

Ce réveil populaire faire peur à l’État. Son instinct de survie le pousse à lutter contre le boycott et à venir en aide aux sociétés visées moyennant des subventions susceptibles d’alléger les pertes provoquées par le boycott et les empêcher de baisser les prix.

Le cauchemar du Makhzen est la parution d’une conscience populaire qui a créé une nouvelle arme de lutte contre l’injustice sans risquer la répression et la prison. Il a fait du boycott un style de vie, une méthode de protestation et un moyen de défier la classe politique marocaine devenue des simples profiteurs de la « générosité » de ces sociétés.

La jeunesse marocaine a conservé intact l’esprit du Mouvement 20 Février que les autorités croyaient avoir tué à jamais.

 

Tags : Maroc, boycott, makhzen, répression

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