Maroc : les nombreuses bourdes de la DGED en Europe

Théoriquement, la mission d’un service secret comprend la double fonction d’obtenir, d’élaborer et diffuser les données sur l’ennemi et protéger l’information propre face à l’action de l’adversaire.

Les services secrets de tous les coins de la planète travaillent dans la ligne de division entre la légitimité et l’illégalité.

Depuis l’antiquité, les agents secrets ont eu pour mission de découvrir la situation politique, militaire et économique de l’ennemi à travers l’étude des traités et des accords internationaux de coopération, les conflits armés, les rivalités frontalières, les coups d’Etat, les guerres de guérilla, les lignes directrices pour la défense militaire de l’Etat, les systèmes d’armes, le fonctionnement des armées, les logistiques, les émeutes sociales, ethniques et religieuses, le type de ressources et de matières premières, le type de production économique, les infrastructures publiques, le nombre de travailleurs sans emploi, la politique fiscale, les relations commerciales avec le monde, les réserves mondiales en or et devises, la dette financière, etc.

Cependant, l’axe principal et l’objectif fondamental des services d’espionnage marocains sont, d’un côté, la DGED, tournent autour du Sahara, le contentieux dans lequel le Maroc s’est embourbé depuis plus de 42 ans, et la communauté marocaine résidente à l’étranger, les milieux d’opposition en particulier, de l’autre.

Depuis que l’ami intime du roi du Maroc, Yassine Mansouri, se trouve à la tête de la DGED, les bourdes commises par son services sont anthologiques. Elles auraient pu mettre en cause les relations du Maroc avec ses partenaires européens.

Pour des raisons connues de tous, les français ferment les yeux sur les agissements marocains. C’est ainsi qu’un capitaine capitaine de la police aux frontières (PAF) basé à l’aéroport d’Orly a été arrêté en septembre 2017 suite à la découverte de son recrutement par la DGED à laquelle il transmettait une copie des éléments classées « Fichier S ».

Ce n’est pas le cas de l’Allemagne où plusieurs espions marocains ont été arrêtés par les services de sécurité allemands. Parmi eux, Mohamed B, de 56 ans à l’époque, interpellé en 2012 pour espionner des membres du Polisario, mission pour laquelle il toucha 22.800 euros, selon la justice de ce pays.

Par contre Bagdad A. était chargé de suivre la communauté marocaine en Allemagne et rapporter « des informations sur des manifestations organisées par des groupes d’opposition » marocains, selon le Parquet. En 2007, il a proposé ses services à la DGED sous prétexte qu’il avait « un réseau de contacts très ample» au sein de la communauté marocaine. Il a été engagé par Yassine Mansouri. Cinq ans plus tard, il a été condamné par la justice allemande pour « activités liées à des services secrets étrangers ».

Aux Pays Bas, Redouane Lemhaouli, de 42 ans, policier d’origine marocaine, avait accès à des bases de données du Ministère de l’Intérieur hollandais. Il y a soustrait des informations sensibles concernant des « activités contre le roi du Maroc », « terrorisme » et « trafic d’armes » qu’il a transmises aux espions qui l’avaient recruté et qui agissaient sous couverture diplomatique.

En 2007, dans une affaire opposant les deux agents de la MAP à Madrid, Mansour Madani et Saïd Ida Hassan au journaliste Ali Lmrabet, la Cour d’appel de Madrid, a dans une sentence judiciaire historique, en se basant sur des informations publiées au Maroc et qui n’ont jamais été démenties au Maroc, reconnu que les liens entre la MAP et la DGED sont « suffisamment prouvés ». D’ailleurs, en 2011, la Mauritanie a expulsé Mohammed Bakkali qui travaillait sous couverture de correspondant de la MAP à Nouakchott.

En 2013, par ordre du CNI, les services secrets espagnols, Noureddine Ziani a été expulsé par l’Espagne. Il était utilisé par le parti Convergència Democràtica de Catalunya (CDC) dans le but de capter l’adhésion des musulmans de la Catalogne à la cause indépendantiste. Le CNI avait déposé une plainte contre Ziani pour, entre autres, « menacer la sécurité nationale (…) et compromettre les relations de l’Espagne avec d’autres pays ». « C’est également «un collaborateur très pertinent d’un service de renseignement étranger depuis 2000», avait affirmé Sanz-Roldan, le patron du CNI, dans une allusion claire à la DGED maroaine.

En Belgique, la Sûreté de l’État a expulsé lundi la dénommée Kaoutar Fal pour «espionnage » et des relations avec des milieux qui constituent une « menace pour la sécurité de l’État belge ».

Le Maroc détient, après la Russie, le record du nombre d’espions épinglés en Europe. La raison? L’incompétences des cadres qui travaillent sous les ordres de Mansouri.

 

Tags : Maroc, UE, espionnage, Kaoutar Fal, DGED, Yassine Mansouri, services secrets

One Comment

  1. LA DGED EST UN RAMASSIS DE VOYOUS,QUI SE PLANTENT DANS LES MOSQUÈES ,AFIN D’ESPIONNER LES MRE,ILS SONT DES AMATEURS C’EST POUR ÇA QU’A CHAQUE FOIS QU’ILS VEULENT JOUER DANS LA COUR DES GRANDS ILS SE FONT PINCER COMME DES CAFARDS.
    https://www.republiquedumaroc.com/aujourdhui

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