Maroc, l’Etat vassal de la France qui a vassalisé les marocains

Le sultan Hafid, « commandeur des croyants », 1908 à 1912, cupide et débauche: au cour d’une folle soirée avec des occupants. Remarquez la bouteille de whyski et le pied replié sans la babouche

Le 14 août 1844, les troupes du Maréchal Bugeaux ont attaqué le Maroc à Isly, près de la frontière algérienne pour empêcher tout soutien du Sultan de Marrakech au Jihad de l’Emir Abdelkader.

À la suite de la défaite marocaine, le traité de Tanger est signé un mois plus tard, le 10 septembre 1844. Le Maroc reconnaît la présence française en Algérie et cesse tout soutien officiel à AbdelKader — déclaré hors-la-loi au Maroc et en Algérie — et entérine le tracé de sa frontière avec l’Algérie. Mogador est évacuée le 16 septembre et les frontières entre le Maroc et les possessions françaises d’Algérie sont définitivement fixées par le traité de Lalla Maghnia, signé entre les représentants des deux parties le 18 mars 1845.

Cette défaite configurera à jamais la politique de la monarchie alaouite. Dorénavant, les Sultans du Maroc se mettront du côté des colonisateurs français et espagnols contre toute résistance des populations locales qui s’étaient rebellées contre la signature du traité de Fès par lequel le Sultan Hafid instaurait, en mars 1912, le Protectorat de la France.

A l’époque, le Cheikh Malaïnine, installé à Smara, régnait en maître au Sahara Occidental. Indigné par la présence des « mécréants » dans les terres de l’Islam expédia, en août 1912, son fils El Hiba à la tête de 10.000 hommes pour mettre fin au règne de la dynastie vassalisée par la France. Le Sultan Moulay Hafid, encerclé à Marrakech appella le Maréchal Lyautey à la rescousse. El Hiba est battu à Sidi Bou Othmane le 6 septembre.

En 1921, les colonisateurs espagnols sont anéantis dans la bataille d’Anoual par les troupes d’Abdelkrim El Khattabi. Cette victoire a eu un immense retentissement non seulement au Maroc mais aussi dans le monde entier. Elle a eu d’immenses conséquences psychologiques et politiques, puisqu’elle allait prouver qu’avec des effectifs réduits, un armement léger, mais aussi une importante mobilité, il était possible de vaincre des armées classiques.

Fort de son succès, Abdelkrim proclame en 1922 la République confédérée des Tribus du Rif, un embryon d’État berbère. Cette république eut un impact crucial sur l’opinion internationale, car ce fut la première république issue d’une guerre de décolonisation au XXe siècle. Il créa un parlement constitué des chefs de tribus qui lui vota un gouvernement.

Abdelkrim demanda au sultan Moulay Youssef de rallier sa cause. Les français ont soufflé à ce dernier que le leader rifain voulait renverser la monarchie. Le Sultan n’a pas hésité à appporter son soutien aux français contre la résistance rifaine.

En 1926, El Khattabi est battu par l’alliance franco-espagnole et contraint à se rendre pour éviter un génocide du peuple rifain.

En 1956, El Khattabi refuse de rentrer au pays suite au refus de la monarchie alaouite de laisser l’Armée de Libération poursuivre le combat contre la présence coloniale française en Algérie et en Mauritanie et espagnole au Sahara Occidental.

En effet, Mohammed Ben Youssef, proclamée par la France « roi Mohammed V » apporta une précieuse aide aux français et espagnols dans l’Opération Ecouvillon en vue de mater la résistance populaire.

Aujourd’hui, la France, par Maroc, interposé, livre une féroce guerre contre le peuple du Sahara Occidental, dans le but de garantir sa mainmise sur les nombreuses ressources naturelles de l’ancienne colonie espagnole et elle soutient la politique de répression suivie par le roi Mohammed VI dans la région du Rif.

 

Tags : Maroc, Rif, Hirak, Sahara Occidental, Opération Ecouvillon, Protectorat,

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