Maroc : L’orientation sexuelle de Mohammed VI racontée par le Lieutenant Abdelilah Issou

L’ancien lieutenant de l’armée marocaine Abdelilah Issou, un réfugié politique vivant en Espagne, a publié en 2014 “Mémoires d’un soldat marocain – La Face cachée du Royaume Enchanté”, un livre dans lequel il raconte non seulement son expérience au service des Forces Armées Royales, mais aussi d’autres aspects de la vie au Maroc et qui apportent des révélations considérées comme un secret d’État, mais qui, en grande partie, sont et ont toujours été connues par la population et même par le public étranger plus familier avec ce pays du Maghreb. Un livre dont la vente a été, bien sûr, interdite au Maroc.

Dans ce livre, Abdelilah Issou raconte son histoire de l’entrée dans l’Académie Royale Militaire en 1984, jusqu’à sa désertion de l’armée en 2000, mécontent de la pratique politique poursuivie dans le pays et prêt à fournir et intégrer une organisation visant à renverser le Régime alaouite. Peut-être un prétexte naïf, puisque Hassan II a survécu à deux tentatives de coup de bien organisées, l’une en 1971 au palais de Skhirat (Rabat), le jour de son 42ème anniversaire, dirigé par le général Mohamed Medbouh avec la participation de 600 cadets de l’École Militaire de Ahermoumou, qui a laissé plus de 100 morts et 200 blessés parmi les invités du roi, l’autre en 1972, organisée par le général Oufkir, en collaboration avec quelques aviateurs des Forces Royales Air qui ont tenté d’abattre l’avion quand Hassan II revint d’une visite à Paris et se préparait à atterrir à Rabat. Les deux protagonistes, en plus des principaux complices, ont évidemment été exécutés.

L’auteur, dans un livre de moins de 200 pages décrit les missions qui lui sont confiées successivement : il a servi comme officier, parfois avec des détails techniques qui rendent la lecture un peu lourde.

Certains des aspects soulignés sont la corruption systémique du régime, du palais, le trafic de drogue, toléré et même encouragé sous les auspices des gens bien placés, la question du Sahara occidental, les relations extérieures, notamment avec l’Espagne, le terrorisme islamiste et le « printemps arabe ».

Le livre apporte peu de nouveautés pour les connaisseurs du Maroc. Cependant, il y a l’aspect de la vie privée qui a soulevé un peu de bruit dans la presse internationale, bien que le passage le plus pertinent ne constitue pas non plus une révélation sensationnelle, car elle traite de l’homosexualité du roi Mohamed VI. La majorité des Marocains sont au parfum de ce fait malgré qu’il s’agit d’un tabou dont on ne parle qu’avec beaucoup de précaution et discrétion.

Depuis l’époque où le monarque actuel était encore prince héritier et qu’il portait le nom de Sidi Mohammed il y avait des rumeurs au sujet de ses penchants sexuels. Dans ce livre, Abdelilah Issou raconte certains détails peut-être moins connus: les liens du prince héritier avec un « ami spécial », Abderrahmane Alaoui, connu par les initiés comme Bihmane, petit-fils d’un esclave noir qui a servi dans le palais, et qui avait été son compagnon d’enfance.

Selon l’auteur, l’homosexualité de Mohamed VI a toujours été au Maroc un « secret de polychinelle ». Personne n’ignore ses voyages successifs, après l’accession au trône, au Brésil et à la République dominicaine, puisque, selon Issou, le monarque nourrit une préférence spéciale pour les blacks. De là ses séjours très fréquents au Cap-Vert et au Sénégal, où il est toujours bien servi.

Ce qui préoccupait le plus dans la société marocaine était l’incompatibilité de ses titres de Ciommandeur des Croyants et chef spirituel de ses sujets et descendant du prophète Mohamed (saws), avec l’orientation gay. Nous savons tous que les trois religions monothéistes ont toujours eu un rapport difficile et étrange avec la sexualité en général et l’homosexualité en particulier.

L’auteur ajoute, cependant, un détail qu’il convient de mentionner: l’intimité entre le prince héritier et Bihmane est devenu si évidente que Hassan II, déjà à sa fin, a ordonné au ministre de l’Intérieur tout-puissant Driss Basri, l’élimination du garçon, décédé peu après dans un étrange accident de voiture entre Rabat et Kenitra. C’est la raison qui avance l’auteur pour expliquer la décision de Mohammed VI de licencier Driss Basri.

 

Tags : Maroc, Mohammed VI, homosexualité, Abderrahman Alaoui, Makhzen, Abdelilal Issou

4 Comments

  1. Boujema Kharaj

    Franchement c’est du vent dans les oreilles
    Si Driss El Basri savait ce secret il l’aurait utiliser comme arme en un revers certainement éreintant

  2. « -Maroc : L’orientation sexuelle de Mohammed VI racontée par le Lieutenant Abdelilah Issou- » Titre l’article.

    Peut-on parler « d’orientation sexuelle », ou d’aberration du genre, lorsqu’il s’agit du symbole capital de la foi d’une nation ? De la représentation ostensible de sa culture ? M6 est supposé être l’effigie de la civilisation de sa nation . Qu’est-il donc ? Une effigie et un symbole homosexuels ? « Le commandeur des croyants » أميرالمؤمنين ? « Mohammed » ose t-il s’appeler ?.. Quel désastre !
    Ce type-là doit être jugé pour haute trahison.
    Il a trahi les certitudes et les croyances fondamentales qui scellent ce peuple les uns avec les autres. Il a foulé aux pieds ses convictions, éclaboussé ce que chacun considère comme étant vénérable : Le nom du Prophète (saws).
    Il trahit perpétuellement le peuple marocain en souillant son honneur parmi les nations.

    Quelqu’un de sensé dirait : Pourquoi ne réalise t-il pas tout ça ? Et ce faisant, pourquoi ne renonce t-il pas de lui-même à cette situation paradoxale et inacceptable par le peuple marocain qui ne manquera pas de redresser avec vigueur ? La réponse est que dans ce nid de vipères qui est le palais, le vice, la dépravation et le crime sont considérés comme des ‘vertus’ nécessaires à la pérennité de la monarchie absolue.
    Mais le vice et la dépravation finissent par conduire à la déchéance.
    M6 l’homo sera déchu dans un proche avenir. L’effervescence est partout.

  3. Je suis Rifain, et je ne porte pas la monarchie Alaouïte dans mon cœur…. Vraiment pas du tout ! Notre famille a encore les stigmates de 1958/59…. Mais, je l’attaquerai plus sur sa légitimité de  » Commandeur des croyant »… Il n’a rien de musulman, il fait partie des  » Sayannims ». C’est un Fait !! Mais, je ne mettrais pas ma main à couper sur ses Orientations sexuelles, sans aucune preuve.

    C’est son titre de  » d’amir al Mouminin », auto-proclamé, qui me met en colère !!!!!!

  4. GARCON???? IL DEVAIS AVOIR + QUE 30 ANS LOGIQUEMENT PARLANT

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