Maroc : Le point commun entre Benkirane et Nasser Zefzafi

La monopolisation du pouvoir par le palais royal au Maroc est appelé par certains « tahakoum » (contrôle). Abdelilah Benkirane, ancien chef de gouvernement et toujours numéro 1 du PJD l’appelle le « Courant » et il l’a dénoncé en 2015 (voir vidéo ci-jointe)
Benkirane dénonce l’existence d’un « autre courant ». « Celui-là, dit-il, ne croit pas en vous ni en la démocratie. Il n’a pas peur de vous. Il vous défie ».
« En 2002, ce courant a voulu nous punir. Il a profité des attentats de Casablanca en 2003 pour nous en coller, injustement, la responsabilité, alors que le monde est témoin que nous condamnons tout acte de terrorisme », a-t-il ajouté.
Selon ses paroles, ils « font la guerre » au PJD et ils veulent arracher aux citoyens marocains « toute capacité de protestations contre l’injustice. Ils veulent faire de vous des citoyens peureux qui se rendent à leur travail pour gagner leur pain avec la tête baissée et la bouche fermée. Des citoyens qui voient la spoliation des bien marocains, la corruption et qui ne peuvent rien dire. C’est la raison pour laquelle le PJD se trouve dans la ligne de mire depuis 2003 jusqu’à présent. Et le comble, c’est qu’il continue d’être persécuté même en étant à la tête du gouvernement au Maroc ».
« Ce sont vos ennemis, avait-il signalé. « Il s’agit d’un courant qui se trouve à l’intérieur du système et qui contrôle tout. Le jour que le PJD m’a désigné SG, ils ont compris que la confrontation est inaliénable. Alors, ils ont vite fait fondé leur propre parti et vous avez vu ce qu’ils nous ont fait en 2009. Ils ont utilisé les gros moyens pour détruire nos alliances. Ce sont eux qui ont créé des problèmes au sein du Conseil de Casablanca qui depuis 2003 n’a jamais connu de conflits internes. La même chose ont fait à Tanger. Ils l’ont carrément occupé ».
Pour Benkirane, le roi Mohammed VI n’est pas concerné par le « Courant » et que celui-ci agit sans la bénédiction du roi du Maroc. C’est une opinion qu’il partage avec de nombreux militants du Rif, y compris Nasser Zefzafi, le leader incontestable du Hirak. Il l’a d’ailleurs exprimé dans une lettre envoyée depuis sa cellule.
Le roi du Maroc semble avoir reçu le message 5 sur 5 et sa réaction a été faite à la mesure de cette opinion qui lave Mohammed VI de toute culpabilité dans la réaction violente des autorités marocaines. Ce dernier, au lieu de remercier cette opinion, il a préférer exprimer ses remerciements aux forces de sécurité qui depuis plus de deux mois s’abattent sur la population du Rif.

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