Maroc : Pourquoi Bouachrine n’a pas été accusé d’être un homme politique

On le sait depuis les révélations du hacker Chris Coleman en 2014. Les autorités marocaines, en manque d’arguments pour justifier la persécution des journalistes marocains les accusent  hommes politiques » qui sont des adversaires résolus du régime de Mohammed VI.

En 2003, alors que le journaliste Ali Lmrabet se trouvait en prison après sa condamnation à 4 ans de prison, l’ambassadeur du Maroc en Espagne, àl’époque Abdeslam Baraka, a fait le tour des rédactions et des partis politiques espagnols pour leur vendre la même histoire. Il n’a fait, en réalité, que pousser la société espagnole à davantage de solidarité avec le fondateur de fondateur du journal Demain.

En 2014, l’organisarion américaine a décerné un prix à Ali Anouzla et Aboubakr Jamaï les deux cofondateurs du site Lakome. L’ambassadeur du Maroc à Washington à l’époque, Rachad Bouhlal, s’est rendu au siège de cette ONG pour lui demander de retirer les prix aux deux journalistes fondateurs des sites Lakome, en français et en arabe, fermés depuis administrativement par l’Etat marocain.

Rachad Bouhlal a expliqué, sans rire, aux dirigeants du POMED que les deux journalistes n’étaient pas des journalistes mais des « hommes politiques » qui sont des adversaires résolus du régime qui l’emploie. Réponse diplomatique du POMED : ce n’est pas à l’ambassade du Maroc à Washington qui octroie ou retire les prix décernés par le POMED.

Cette méthode conçue par les nervis de la DGED, n’a pas eu les fruits escomptés. Changement de tactique. Ce changement de méthode va être expérimenté avec Tawfik Bouachrine, un autre journaliste qui dérange le Makhzen. Au lieu de s’en prendre au journal de Bouachrine, la DGED a concocté un plan visant à porter atteinte à la personne de ce dernier. Le directeur d’Akhbar Alyoum a été accusé de “viol” et “traite humaine”. L’affaire est en cours et elle piétine en raison du manque de preuves contre l’accusé.

 

Tags : Maroc, Ali Lmrabet, Ali Anouzla, ABoubakr Jamaï

One Comment

  1. La monarchie est perdue elle navigue en eaux troubles à cause de ses frasques elle pensent être le seul corsaire à bord de se grand navire qu’est le Maroc.
    Le grand chamboulement est arrivé est la tête couronné tombera de sont socle.
    Vive la République du grand Maghreb.

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