Maroc-Sahara Occidental : Conjoncture favorable pour la solution du conflit

Horst Köhler, nouvel Envoyé Personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental

Plusieurs secrétaires généraux des Nations Unies et plusieurs envoyés pour le Sahara Occidental se sont succédé dans ce conflit qui traîne dans les tiroirs de la communauté internationale.
Pour certains, l’ONU se désintéresse du dossier parce qu’il n’y a pas danger d’embrasement. Un argument pour dissimuler les pressions du Maroc qui détient deux armes létales qui empêchent les européens de dormir: le terrorisme et la migration clandestine.
Les acteurs du conflit ont tous bien été prévenus par l’ambassadeur Ross en 2012 : « miser sur le statu quo au Sahara Occidental est une grave erreur de calcul », avait-il déclaré à l’occasion d’une tournée dans la région. Les jours ont donné raison à ce diplomate américain chevronné durement malmené par les autorités marocaines.
Le statu quo a permis de découvrir que derrière le « havre de paix et de stabilité » vendu par Rabat se trouve, en réalité, une fabrique de la terreur, une usine de la mort, engendrée par la situation précaire vécue par le peuple marocain et imposée par le Makhzen en vue de maintenir son occupation du territoire du Sahara Occidental.
Jamais le Maroc n’a traversé pire conjoncture économique. En dépit des efforts de camouflage, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La dette a dépassé les 80% du PIB. Les institutions financières internationales tiennent le pays à l’oeil.

Le nouveau responsable onusien en charge du contentieux du Sahara Occidental, l’allemand Horst Köhler, doit profiter de la nouvelle conjoncture pour convaincre le nouveau locataire de l’Elysée de la nécessité de résoudre ce conflit dans l’intérêt de la région et du régime de leur allié maghrébin.

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