Et le pillage recommence, avec la complicité passive ou active des dirigeants africains…

Et le pillage recommence, avec la bénédiction, sinon la complicité passive ou active des dirigeants africains…

Les pays d’Europe, principalement l’Angleterre et la France, gardent, encore aujourd’hui, leur statut de puissances coloniales. Si, de par leurs actions, certains personnages de l’histoire européenne (rois, gouvernants, ou simples députés), ont vu leur nom accolé à la grande aventure de colonisation du monde, au point de devenir les phares de référence de la civilisation occidentale, il ne s’agissait en fait que d’acteurs au service d’une aspiration purement triviale d’enrichissement de ceux qui leur garantissaient leur couronne, leur position et leur carrière. Ce qui était vrai hier, l’est encore aujourd’hui, dans un nouveau contexte de tentative de colonisation mondiale qui ne dit pas son nom.

L’Histoire ne retient que les évènements saillants et les personnages qui en sont les acteurs, ainsi que les états qui envoient leurs armées auxquelles appartiennent ces personnages. Ceux qui poussent les états à agir « au nom de ses intérêts » ne sont jamais cités. La plus grosse lacune de l’Histoire officielle est précisément d’éviter de se plonger dans cet aspect important des choses, faisant du récit historique un récit évènementiel romanesque, hollywoodien, ne tenant compte que des relations de causes à effets apparents et superficiels. En ce sens, l’Histoire officielle participe grandement à une certaine débilisation d’autant plus pernicieuse qu’elle est garantie par de grands hommes de référence.

La vidéo ci-dessous, envoyée par DSS, un lecteur de Memphis (Etats-Unis), nous montre dans sa deuxième partie comment fonctionne la colonisation mondiale moderne, voulue par quelques-uns, mais acceptée comme normale et naturelle par tous ceux qui en bénéficient de manière directe ou indirecte, c’est-à-dire quasiment toute la population occidentale et quelques élites des pays qui subissent cette colonisation. Certes, les méthodes ont changé, mais le principe originel, basé sur l’opportunisme, la spoliation, le profit à tout prix, reste le même.

« L’Afrique d’aujourd’hui, c’est certainement le continent le plus riche en ce qui concerne les gisements de toutes sortes.

Cette richesse pourrait nourrir un milliard d’êtres de plus… mais, le drame est que cette richesse est exploitée principalement par des multinationales européennes, américaines et asiatiques (et autres) qui font de très gros bénéfices au détriment des peuples africains.

C’est, à nos yeux, un esclavage qui continue en ayant seulement changé de forme. Voler les richesses de tout un continent pour l’asservir économiquement… Voilà le drame et l’injustice actuels. »

Pour que l’exploitation de l’Afrique se fasse dans l’ordre et n’entraîne pas de conflits majeurs entre les puissances européennes, une conférence fut organisée : la conférence de Berlin (1884-1885) qui répartit les zones d’influence de chaque nation (zones aussitôt transformées en colonies d’exploitation)

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De 1885 à la décennie 1960, chaque puissance européenne exploite sa ou ses colonies, seule, sans concurrence. La France exploite ses colonies d’AOF et d’AEF. La Grande Bretagne exploite les siennes, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal … les leurs, jusqu’à l’indépendance de ces colonies, de 1960 à 1970 pour la plupart.

C’est la fin du monopole colonial.

Les anciennes colonies, devenues des États indépendants, ouvrent alors leurs portes à de nouveaux partenaires : États et sociétés multinationales.

À nouveau la ruée, car l’Afrique reste toujours immensément riche en matières minérales : pétrole, gaz, cuivre, manganèse, or… et excite la convoitise de nouveaux partenaires : Chinois, Russes, Japonais, Israéliens, Coréens, Indiens, Brésiliens, Iraniens, Américains… L’Afrique redevient un champ clos de compétition, entre partenaires anciens et nouveaux, entre partenaires anciens, entre partenaires nouveaux… tous attirés également par l’immense marché que représente ce continent où tout est à faire, avec une population et une classe moyenne de plus en plus nombreuses, plutôt consommatrices que productrices de biens manufacturés et de services.

Seneleaks 

 

tags: colonisation, afrique, dette, françafrique

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