Procès de Marseille : Une affaire où le Makhzen risque de laisser des plumes

Le tribunal correctionnel de Marseille a ouvert lundi 22 mai un procès contre un vaste réseau de narcotrafic opérant depuis le Maroc. Un procès appelé des « croisières de la cocaïne ».

Les mis en cause, 35 au total, avaient formé ce réseau entre 2012 et 2014 pour transporter de la drogue lors de leurs croisières entre l’Italie, la France, le Maroc et le Brésil.

Durant leurs escales au Royaume, ils achetaient du cannabis (450 dollars/kg) pour ensuite le vendre au Brésil (15.000 dollars/kg). Au retour, d’autres membres du réseau se procuraient de la cocaïne (9.000 dollars/kg) pour l’écouler en France (45.000 dollars/kg).

Les « mules » se faisaient passer pour des touristes. Leur business aurait permis de générer 76.000 dollars par kilo de résine de cannabis, selon la justice française.

Le voyage pouvait rapporter 10.000 euros par passeur.

C’est l’affaire qui risque de secouer le palais du roi Mohammed VI. Le rôle de sa banque Attijariwafa dans cette affaire est confirmé. Un rôle déjà bien connu dans ses succursales de l’Afrique de l’Ouest où elle profite de la bienveillance des autorités africaines et où l’argent du cannabis coule avec facilité.

Les nombreuses succursales de la banque du roi du Maroc permettent de blanchir l’argent de la drogue avec facilité.

Pour rappel, selon des câbles confidentiels de la diplomatie américaine révélés par Wikileaks, des personnes de l’entourage se trouvaient à la tète du trafic de drogue provenant du Maroc.