«Le rejet, par Rabat, du référendum est une violation des droits des sahraouis » (ONG’s)

Des Ong épinglent le Maroc, sur sa politique coloniale au Sahara-occidental : «Le rejet, par Rabat, du référendum est une violation des droits des sahraouis »

Dans sa 28e édition annuelle de son Rapport mondial sur la situation des Droits de l’homme, l’ONG internationale, Human Rignts Watch, a souligné que «le processus politique d’autodétermination du peuple sahraoui est resté bloqué» bénéficiant, précise HRW, «de peu de médiation et d’attention internationale» lit-on.

La non application à ce jour, du droit international, au Sahara occidental, par la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui est le fruit du «rejet, par le Maroc, puissance occupante, du référendum sur l’indépendance de ce territoire, déclaré non autonome par les Nations Unies» ont souligné, les rédacteurs de HRW, dans son rapport, rendu public, jeudi dernier, à Paris, France.
Le rapport de l’ONG internationale, HRW, dans lequel, il est clairement souligné qu’il ne peut y avoir de respect ni de promotion des Droits de l’Homme, dans un système colonial, note que les autorités coloniales marocaines «rejette» toute perspective, de voir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, respecter et traduit, pour venir à bout, de la dernière question de décolonisation, en Afrique, inscrite aux Nations unies.
Le rapport qui n’a pas manqué de mettre en lumière le blocus politico-médiatique, qu’impose le Royaume chérifien, sur les territoires sahraouis, encore sous occupation marocaine, note que Rabat «continue d’imposer une interdiction de facto, depuis 2015, à l’égard, des missions d’Amnesty International et de Human Rights Watch» souligne le document en question. Peu avant la publication du Rapport de HRW, l’ONG américaine Freedom House (FH) promettant, mardi dernier, la publication de son rapport détaillé, les prochains jours, sur la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, territoire non-autonome, que FH a maintenu, dans le classement des territoires «non libre», comme c’est le cas, aussi de la position du Département d’État américain qui, depuis, fin 2016, maintient ce territoire dans la liste des territoires dont «la souveraineté reste à déterminer» est-il précisé. Dans sa communication et ses discours officiels, qu’ils soient en direction de l’opinion marocaine ou la scène internationale, indiquant qu’il est un modèle dans la gouvernance démocratique, le respect et la promotion des Droits de l’Homme, le Maroc peine à convaincre face à la persistance de son refus à se conformer au Droit international, pour mettre fin à son système politique colonial, qu’a érigé, Rabat, au Sahara occidental, depuis 1975, date de son invasion militaire de ce territoire, inscrit, une décennie avant cette date, au Nations unies, dans un processus de décolonisation. Système colonial marocain au Sahara occidental, fondamentalement en opposition et en violation des droits du peuple sahraoui, que Rabat tente en vain, de cacher ses pratiques coloniales aux quotidiens, par son blocus polico-médiatique, imposé dans les territoires occupés.Dans son rapport, l’Ong HRW a tenu à relever que «comme les années précédentes, les autorités marocaines ont expulsé plusieurs visites d’étrangers» parlementaires, journalistes, juristes et avocats, venus « pour s’enquérir et témoigner de la situation des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés» ou bien « pour participer à des évènements en lien avec les droits de l’homme» est-il précisé. Le document cite, à ce propos, les militantes de droits de l’homme, les espagnoles Laura Moreno et Andrea Sàez, venues rencontrer les défenseurs sahraouis des droits humains, juillet dernier, «n’ont pas été autorisées » par Rabat, « à se rendre à El-Ayoune, capitale du Sahara occidental occupé, et ont été renvoyées».

Le démenti des Ong aux discours de Rabat miroitant son respect des Droits de l’Homme des sahraouis, dans les territoires occupés du Sahara occidental
De son côté, sur la situation des droits de l’homme des sahraouis, dans les territoires occupés, l’Ong américaine, Freedon House note dans son document, qu’elle a enregistré, les deux plus mauvais score, concernant le respect des libertés civiles et politiques des sahraouis, «soit une notation de 7/7 pour ces deux indicateurs examinés par le rapport, qui déterminent le degré de libertés démocratiques » rappelle l’Ong. Des atteintes flagrantes aux droits des sahraouis, notamment par le système judicaire des autorités marocaines, ont été pointées du doigt, dans le rapport de HRW, citant, à titre d’exemple, le cas du procès des 24 militants sahraouis de Gdeim Izik, lequel, affirme l’Ong, qu’il a été « entaché de violations, telle le recours à un témoignage qui aurait été obtenu sous la contrainte et la torture sans examen approprié des allégations de torture ». Autre illustration des atteintes flagrantes, concernant le procès irrégulier des 24 détenus de Gdiem Izik, mentionnée dans le dit rapport de HRW sur ce procès entachés d’irrégularités, la question des examens médicaux des détenus politiques sahraouis. Le tribunal a ordonné, note le document, «des examens médicaux qui ont conclu que la torture ne pouvait être ni prouvée ni infirmé», une conclusion surprenante, indiquent les rédacteurs du rapport de HRW, «étant donné, que ces examens, les premiers de nature médico-légale pratiqués sur ces accusés, ont eu lieu sept ans après les tortures présumées» rappellent-ils, avant d’affirmer que « de façon générale, les tribunaux n’ont pas respecté le droit à un procès équitable». Ce qui n’est pas une nouveauté, faut-il le rappeler, étant donné, que les tribunaux marocains sont soumis à l’application des exigences du système coloniale marocains, au Sahara occidental, dont la privation et la violation des droits des sahraouis, qu’ils soient détenus ou pas, comme ce fut le cas, faut-il le rappeler, dans les pages sombres de la longue histoire du colonialisme en Afrique, ou aussi, depuis 1948 à nos jours, par le colonisateur israélien, en Palestine. Autre violations des droits de l’Homme des sahraouis, par les autorités coloniales marocaines, dont fait part le rapport de HRW, publié, jeudi dernier, à partir de la Capitale française, le pillage des ressources naturelles des sahraouis. Le document revient, sur l’Arrêt de la Cour de Justice européenne (CJUE), dans lequel l’Accord commercial entre le Maroc et l’Union européenne (UE) jugeant «illégale cet accord », selon le droit international et la législation européenne, car incluant le Sahara occidental, territoire non autonome, soumis au processus de décolonisation.
L’ONG rappelle que l’Accord Maroc-UE, sur l’agriculture et la pêche, violant les droits des sahraouis, avant l’annulation du dit accord par la CJUE, tout en sommant les pays membres de l’UE à se conformer à cette décision et au Droit international, dans tous accords futurs avec la monarchie marocaine. Humain Rights watch a souligné que les accords commerciaux avec le Maroc, ne doivent «pas être appliquaient au Sahara occidental, en raison», souligne l’ONG, «du statut juridico-politique distinct consacré au Sahara occidental, en vertu de la Charte des Nations unies et du principe du droit à l’autodétermination des peuples » rappelle-t-on.
Karima Bennour

Source

One Comment

  1. Affaire du Sahara Occidental ou quand le Maroc panique…
    La Cour de justice de l’Union Européenne va rendre son arrêt le..27 avril prochain…
    Un larbin du makhzen, « professeur de droit » de son état, cherche déjà à dénigrer l’arrêt qui va être rendu !…
    Un chose est sûre : comme il le relève, cet arrêt préfigure l’indépendance de nos frères Sahraouis…
    Voir sur ce lien :
    https://www.valeursactuelles.com/monde/un-battement-daile-du-papillon-judiciaire-europeen-et-un-seisme-sur-la-mediterranee-le-27-fevrier-93196#comment-560283

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*