Sahara occidental : Guterres remet les pendules à l’heure

Alors que Rabat commençait à montrer une agitation particulièrement révélatrice des difficultés du Maroc à imposer ses vues sur la scène internationale quant à la question du Sahara occidental, le rapport du Secrétaire général de l’ONU est venu remettre le curseur à sa véritable place. Et ainsi corriger les incongruités émises dans le discours du roi Mohammed VI, mercredi passé, chargeant comme d’habitude l’Algérie sur ce dossier de décolonisation.
Alger a réagi, prenant acte avec «satisfaction» de la volonté d’Antonio Guterres de relancer le processus de négociation au Sahara occidental et de faciliter des pourparlers directs, de «bonne foi et sans conditions préalables», entre les parties au conflit que sont le Maroc et le Front Polisario. Il s’agit impérativement de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable.
Une solution qui favoriserait l’autodétermination du peuple sahraoui. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, notera les «graves violations des droits de l’Homme, y compris le recours à la torture, perpétrées contre des Sahraouis dans le Sahara occidental occupé, ainsi que de la persistance des restrictions imposées aux visiteurs étrangers, y compris les journalistes et les défenseurs des droits de l’Homme dans l’accès au territoire du Sahara occidental, dont a fait état le Secrétaire général des Nations unies dans le même rapport».
La question des droits humains des Sahraouis est d’autant plus importante qu’elle a été évoquée dans le rapport du Secrétaire général de l’ONU, faisant écho des informations sur les exactions marocaines à l’encontre des Sahraouis, émanant des territoires occupés. La surveillance de la situation des droits de l’Homme de manière «indépendante, impartiale, complète et durable» reste une nécessité afin d’assurer la protection des Sahraouis.
Entraves marocaines
Ont également été mentionnés le refus du Maroc et les entraves imposées à la Mission de l’Union africaine en l’empêchant de retourner à Laâyoune et de reprendre sa collaboration avec la Minurso.
Cette attitude extrême du Maroc est pourtant en nette contradiction avec les recommandations de l’instance panafricaine que Rabat a réintégrée après un certain forcing. L’Union Africaine avait, lors de sa 30e session ordinaire, de janvier à Addis-Abeba, appelé le Maroc à permettre à la Mission de retourner à Laâyoune et d’y reprendre son travail.
Les contraintes imposées par le Maroc à la Mission de l’ONU pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) qui, comme le rapporte le Secrétaire général, «affectent la perception d’impartialité de la Minurso et sont contraires à l’Accord de principe conclu avec le Gouvernement du Maroc en 2015».
Le Secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel, Horst Kôhler, semblent ainsi continuer dans une ligne claire, celle de parvenir à une solution juste et durable du conflit du Sahara occidental qui ne peut qu’être fondée sur l’exercice par le peuple du Sahara occidental de son droit inaliénable à l’autodétermination. Une posture qui cadre avec la doctrine des Nations unies en matière de décolonisation et de légalité internationale. Le Maroc semble toujours réfractaire au travail des représentations internationales sur le terrain, notamment dans les zones occupées.
L’on se rappelle lorsque Ban Ki-moon, l’ancien Secrétaire général de l’ONU, y avait fait une visite en mars 2016 suscitant l’ire de Rabat et provoquant une crise aiguë avec l’organisation internationale.
Depuis quelque temps, l’anxieux ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, redouble d’activité. Il a effectué, le 2 avril, une visite à Paris, puis, deux jours plus tard, a fait une virée à Washington pour rencontrer le Secrétaire d’Etat par intérim, John J. Sullivan. Et pour cause. Le 25 avril prochain, le Conseil de sécurité devra adopter une nouvelle résolution sur le Sahara occidental que Rabat entrevoit avec une grande inquiétude.
Source: Reporters.dz
Tags : Sahara Occidental, Maroc, Polisario, MINURSO, ONU

One Comment

  1. Le Sahara est une Nation est non pas une région Marocaine car le Sahara c’est un Peuple est se peuple veut diriger sont propre destin le destin de la dignite de l’honneur de la liberte d’être un Etat a part entier. Le Maroc n’a aucune legitimites sur le Sahara Occidental tout est contre lui est la responsabilités revient notamment a la monarchie espagnol qui a vendue le Sahara en échange des deux enclaves de Sebta est Melilla au nord du Maroc sous occupation Espagnol la est la clés de cette tragédie si le Maroc veut réellement affronter l’ONU ca sera pour c’est deux enclaves du nord est non pas le Sahara Occidental qui revient au peuple Sahraoui. Vive la Republique arabes Sahraoui. Dehors la monarchie marocaine.

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