Sahara Occidental : Position de l’Autriche, la Slovénie et la Slovaquie

                                                                                                                    Vienne, 21 mai 2013

     L’Ambassadeur, Représentant Permanent

à

                   Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération                        

-Rabat-   Cab/1

 

Objet: A/S DE  la question   nationale.

Réf. : Votre lettre 419 du 25/4/2013

 

Suite  à votre lettre citée en référence, j’ai l’honneur de   vous communique la note ci-jointe concernant  la question nationale   et l’action   des séparatistes  dans les trois pays d’accréditation à savoir l’Autriche, Slovénie et la Slovaquie). La note  comprend   quatre  parties ci-après :

La position  officielle des pays d’accréditation.

Le statut de la représentation  du Polisario.

Les appuis et soutiens locaux .

Les activités des séparatistes.

 Avec  ma  haute considération

 

 Note de synthèse au sujet  de la question nationale

 

I La position des pays d’accréditation : Autriche, la  Slovénie  et la Slovaquie

  • le  discours  officiel :
  • Dans les trois capitales, la  quintessence  de la position officielle se résume comme suit :
  • Les trois pays s’alignent sur la position de l’UE. Ils soutiennent les efforts du SG de l’ONU  et de son envoyé personnel en vue d’aider les parties à parvenir à une solution politique de compromis,  juste , durable et mutuellement acceptable permettant l’autodétermination  de la population du Sahara Occidental dans le cadre  d’arrangements  négociés  parrainés par l’ONU conformément aux principes et  aux règles du droit international.
  • Les trois pays sont conscients du caractère bilatéral du différend. Ils ont, à plusieurs reprises, déploré le manque de dialogue ou de contacts directs entre Alger et Rabat. Ils soutiennent la dynamique de négociation enclenchée par l’initiative marocaine  d’autonomie à partir de 2007 et adhérent  au contenu de la résolution 1813 (2008) qui renonce à l’option d’indépendance et demande aux parties de «faire preuve de réalisme et d’un esprit de compromis».
  • Les trois pays partagent l’analyse faite par l’ex -envoyé personnel du SG  Van Walsum sur le fait qu’un « État sahraoui indépendant » n’est pas une option réaliste pour régler ce différend régional et ils ont  soutenu  en son temps les résolutions du Conseil de Sécurité notamment la résolution 1813  précitée qui souligne l’abandon définitif du référendum et l’option de l’indépendance.
  • Ils considèrent le différend  comme étant un  facteur générateur d’insécurité et de menaces terroristes   pour la région du Sahel et admettent   que l’Algérie ne facilite pas la tâche de la communauté internationale pour  son règlement définitif.
  • Ils sont conscients de l’importance  stratégique  de la région Méditerranée pour l’Europe en ce sens que la frontière de l’Europe ne se limite pas à l’Europe continentale mais s’étend au-delà.  Il en résulte que plusieurs questions importantes comme le développement économique et social, l’immigration illégale, la paix et la sécurité, représentent des points communs entre les pays européens et ceux de la rive sud de la Méditerranée. Ce  qui  nécessite une action  de coopération  renforcée  avec  les pays de la rive sud de la Méditerranée   pour le développement de laquelle le différend du Sahara, qui  perdure depuis  plus de trois décennies, constitue un obstacle majeur.

 

 

  • Toutefois, les trois pays affirment avec plus ou moins de nuances ne pas vouloir choisir entre les parties ;  et les  déclarations  publiques  concernant  la question nationale, exprimées  dans les trois capitales, sont marquées du sceau de l’ambivalence, la flexibilité  et la prudence  que commande le pragmatisme anglo-saxon   pour servir une posture  prétendument  Il en résulte un partage des rôles sophistiqué  entre les mass-médias, les partis politiques, les  parlementaires et les ONG étant précisé que la question nationale ne mobilise guère le grand public et  concerne surtout le microcosme politique à Vienne et à Ljubljana .  Deux  exemples ci- après en est l’illustration ;

 

  • En février dernier, trois partis politiques autrichiens, à savoir le parti social-démocrate (SPO), le parti du peuple (OVP) de la coalition gouvernementale et les Verts (opposition) ont présenté devant la commission des Affaires Etrangères du Parlement autrichien, une recommandation demandant au Ministre des Affaires Etrangères « de faire pression, au niveau européen, sur le gouvernement marocain pour respecter les droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental et rendre le territoire accessible aux organisations internationales et aux médias ».  Le Ministère des Affaires Etrangères, suite à une  démarche  entreprise à ce sujet, a fait savoir  que la recommandation  parlementaire  dont il s’agit procède d’une action individuelle entreprise par des députés et  par conséquent, elle n’engage en aucune manière le gouvernement autrichien ;

 

  • A Ljubljana, Le Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de la Slovénie, M Bozo Cerar a affirmé  le 20 avril  2013, le soutien de son pays au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination lors de la session du Comité du Parlement slovène du 17 avril 2013 en réponse au député socio-démocrate, Samo Bevk concernant les derniers développements de la question du « Sahara occidental ».  Interrogée à ce sujet,  le  Ministère des Affaires Etrangères slovène a indiqué  que le Ministre  plaide pour l’application du principe de l’autodétermination sur la base des conditions négociées établies d’un commun accord par les parties.

 

  • Au niveau des parlements, les députés et sénateurs  qui abordant le sujet s’expriment à titre personnel et n’engagent ni les partis  ni les gouvernements. La Presse  relate rarement  et se limite quand elle le fait à reproduire dans les pages intérieures  de courts  extraits  de dépêches des grandes agences internationales  sans  commentaires à l’exception  du    journal  Autrichien   DER Standard   rend compte dans sa version électronique qui traite  périodiquement de l’activité des séparatistes.

 

  • De manière générale, les partis politiques, à l’exclusion des partis socialistes autrichien et slovène,  n’ont pas d’agenda    Il en est de même  pour  les mass media qui  se mobilisent modérément pour les questions régionales à l’exclusion de celles concernant les Balkans, l’Europe et les relations euro-atlantiques.  Le pragmatisme  et la prudence observées à l’égard de la question nationale a été également de mise lors des  passages  des trois pays dans le conseil de sécurité durant  les deux  dernières décennie  et au moment de votes  des deux résolutions présentées par l’Algérie en 2004 et en 2006 ( cf. tableau ci-après)  comme tentative visant à  faire survivre une thèse tronquée et irréaliste du principe de l’autodétermination   en le réduisant à l’indépendance.

 

Pays

Votes 2004 Votes 2006
  4ème commission plénière 4ème commission plénière
Autriche Abstention Abstention Pour Pour
Slovaquie Abstention Abstention Pour Pour
Slovénie Abstention Abstention Pour Pour

Passage  au sein du Conseil de Sécurité :

Autriche : 1973-1974, 1991-1992 (Rés. : 690-725), 2009-2010 (Rés. : 1871-1920)

Slovaquie : 2006-2007 (Rés. : 1675, 1720, 1754, 1783)

Slovénie : 1998-1999 (Rés. : 1148, 1163, 1224, 1238)

 

  • Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie :
  • A l’instar de l’immense majorité des membres de la Communauté internationale, les trois pays  considèrent que la solution du différend  du Sahara  nécessite des concessions réciproques dans le cadre d’une négociation de bonne foi. Ils  Reconnaissent et saluent  à cet égard   le courage et les efforts louables consentis par notre pays pour sortir le différend de l’impasse. Ils admettent  que  l’initiative marocaine  peut  constituer une base de  négociation sérieuse et constructive pour aboutir à une voie d’application de l’autodétermination qui rencontre l’agrément de toutes les parties.

 

  • Dans un tel contexte, les diplomaties dans les trois pays ont estimé que  l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc constitue un momentum significatif à saisir et ont fait part en son temps de leur adhésion à la résolution 1754 du  Conseil de Sécurité adoptée à l’unanimité le 31/10/2007 laquelle  prend note de l’Initiative marocaine tout en  saluant  les efforts sérieux et crédibles  du  Maroc  et  en demandant aux parties d’engager des négociations sans conditions préalables en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable.

 

  • Les éléments essentiels  de l’initiative  marocaine qui ont emporté l’adhésion dans les trois capitales sont les suivants :
  • L’accueil favorable et consensuel réservé par la communauté internationale à l’initiative marocaine ;
  • L’initiative constitue une réelle opportunité à même de favoriser des négociations en vue d’une solution définitive au différend dans le cadre de la légalité internationale et sur la base d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte de l’ONU ;
  • La présence de l’identité Sahraouie dans le projet d’autonomie et son incorporation dans la nouvelle constitution ; ce qui est considéré comme gage de sa stabilité et d’engagement irréversible du Royaume ;
  • La soumission du statut d’autonomie, résultat des négociations, à une consultation référendaire des populations concernées. Ce référendum, constitue le libre exercice, par ces populations, de leur droit à l’autodétermination conformément à la légalité internationale.

 

Par ailleurs  il ya lieu de noter  que l’Autriche, alors membre non-permanent du Conseil de Sécurité, s’était proposé avec insistance pour abriter un ou plusieurs rounds de négociations informels engagées sous l’égide des Nations Unies, sur la question nationale. Le 1er round des pourparlers informels  a eu lieu DURNSTEIN prés de Vienne en 2009. L’Autriche avait proposé  également  d’offrir sa coopération et son expérience pour la mise en œuvre du principe d’autonomie.

 

  • La thématique des droits de l’homme :
  • La question des droits de l’homme figure dans l’agenda et les priorités de la politique étrangère des trois pays.   les trois diplomaties  reconnaissent les efforts  de notre pays en matière de réformes et de la  promotion de la démocratie des droits de l’homme. Dans les trois capitales l’on admet volontiers  que la question des droits de l’homme fait l’objet de manipulation  de part est d’autre comme c’est le cas dans tout conflit. De ce fait,  la thématique des droits de l’homme ne devraient pas faire partie du mandat de la MINURSO et le mécanisme  onusien préconisé pour  la surveillance des droits de l’homme au Sahara  est   considéré   dans les trois  capitales comme non pertinent; les  analyses et  le point de vue de notre pays en l’objet  sont  largement partagés.  Par conséquent, les trois pays sont réceptifs à notre argumentaire au sujet de l’élargissement du mandat de la MINURSO et font part de leur réserve  à l’égard de toute initiative ou amendement du mandat de la MINURSO qui pourrait bloquer ou nuire un processus de négociations en cours;

 

  • Le cas des activistes des événements de Gdim IZIK  et  de  Aminatou Haider :
  • La propagande des séparatistes et de leurs relais à travers l’Europe, conscients qu’ils sont du bénéfice politique qu’ils  peuvent tirer des prétendues  exactions et violations des droits de l’homme  fallacieusement  imputées aux forces marocaines, a fonctionné à plein régime pour les deux  cas d’espèce ,  d’autant plus que  les deux   affaires -ceci expliquant cela-  ont été suivies avec intérêt dans les trois capitales et particulièrement à Vienne.  Comme à l’accoutumée, la propagande a ciblé notamment les parlementaires, les partis politiques, les mass-médias et la société civile. Elle a été axée sur plusieurs accusations dont notamment « des  arrestations arbitraires, torture, traitement inhumain et dégradant, une justice militaire partiale et  expéditive pour un procès civil «   …..etc.

 

  • En résumée, malgré toutes les explications et les arguments réfutant les allégations des séparatistes et démontrant la manipulation par les services militaires et de sécurité algériens, les trois pays ont estimé – avec plus ou moins de nuance- que ces deux affaires ont  in fine affecté  l’image positive dont jouit notre pays dans  le registre des droits de l’homme et dans ses relations avec l’Union Européenne. Dans ce contexte il ya lieu de noter que  Haidar  a été reçue en mars 2010,  par la Mission Permanente  de l’Autriche à New  York. D’un autre côté, M.Ernst Strasser, eurodéputé autrichien appartenant au parti du peuple (OVP), et ancien Ministre de l’Intérieur, était parmi les parlementaires ayant  plaidé pour introduire des éléments d’équilibre  en faveur de notre pays dans le contenu de la résolution adoptée par le parlement européen suite aux événements de Laayoune.

 

  • S’agissant des camps de Tindouf,  les trois capitales, conscientes  de la gravité de la situation atypique des populations séquestrées dans les camps de  avec un encadrement militaire, sans  liberté de mouvement, sans droits fondamentaux et sans perspectives, sont réceptives aux points de vue de notre pays et admettent  clairement  la nécessité de l’établissement par le HCR d’un recensement dans les camps et ne  s’expliquent pas  la pusillanimité du HCR à cet égard. Ils admettent  la singularité de la situation  des camps de Tindouf au regard du droit humanitaire et pointe la responsabilité de l’Algérie.

 

4-Les trois pays partagent   les points de vue et les analyses de notre pays sur la situation au Maghreb et au Sahel. Dans les trois  capitales, et tout  particulièrement à Vienne, les relations euro- méditerranéennes et particulièrement la problématique sécuritaire  sont   suivis  avec grand intérêt. Les trois pays font part à des degrés divers de leur préoccupation au sujet de menaces globales dont notamment, l’immigration illégale, le terrorisme, le radicalisme  religieux, les menaces sécuritaires et surtout  le phénomène de la criminalité transnationale organisée qui sévit dans le Sahel ou la persistance du différend qui perdure depuis plus de 30ans constitue une menace réelle  pour la sécurité et la stabilité dans la région.

 

II -Le statut de la représentation  du Polisario

  • L’Autriche, la Slovénie et la Slovaquie  ne reconnaissent pas la «RASD ». Toutefois, le Polisario est représenté en Autriche  et en Slovénie. Il n’a pas jusqu’à présent de représentant en Slovaquie. Les séparatistes  en visite  dans les  trois pays sont reçus généralement à un niveau administratif au Ministère des Affaires Etrangères. Les innombrables tentatives pour ouvrir des bureaux  de représentation ont-  jusqu’à présent-  échoué. Dans les trois capitales les demandes formulées à ce sujet par le Polisario ont été rejetées.

 

  • Les différents responsables et dirigeants du Polisario  en visite dans  les trois capitales, n’ont pas pu être reçus  à un haut niveau. Leurs contacts demeurent  au niveau  administratif  et limités aux quelques parlementaires  qui agissent à titre personnel dans le cadre de ce que les  règles  constitutionnelles appellent dans les trois pays  le « mandat libre des députés ».

 

  • A Vienne comme à Ljubljana, la représentation  est  selon  les Ministère des Affaires Etrangères  respectifs des deux pays est assimilée à une ONG.  Elle  est assurée par une seule personne, en l’occurrence, la dénommée Najat Hamdi  à Vienne et  Mohammed Malainin Bagadah à  L’un et l’autre ne font  pas partie du corps diplomatique et ne sont pas reçus au Ministère des Affaires Etrangères qu’au niveau le plus bas de l’échelle des responsables, en l’occurrence, le ( desk officer ).

 

  • Appuis et soutiens
  • Autriche :
  • Le gouvernement : Le gouvernement autrichien  accorde une aide humanitaire annuelle de 600.000 euros aux camps de Tindouf  à travers l’office européen de l’aide humanitaire. Il a également  participé dans le passé à la MINURSO.
  • Les députés :
  • Mme Barbara Prammer, parlementaire, Elle est membre influent du Parti socialiste « SPÖ » . Elle a été reconduite à la tête du Conseil National de l’Autriche, suite aux résultats des élections législatives du 28 septembre 2008.
  • Mme Ulrike Lunacek, eurodéputée autrichienne, du Parti des Verts : Parlementaire autrichienne, Parti socio-démocrate (SPÖ).
  • Mme Petra Bayr, parlementaire autrichienne, porte parole du parti socio-démocrate (SPÖ) pour le développement international et membre de la Commission parlementaire des droits de l’homme au sein du Conseil National d’Autriche, affiche un appui personnel à nos adversaires.

 

Les parlementaires   précités  affichent  un soutien permanent et ostentatoire aux séparatistes. Elles  nourrissent une hostilité totalement irrationnelle -et depuis toujours -à l’égard de notre pays. Elles expriment leur soutien soit par des postures politiques partiales, soit  par l’organisation d’actions  et d’activités en  faveur des thèses des séparatistes.

 

  • Les personnalités politiques :
  • Erwin Lanc, ancien ministre autrichien des Affaires Etrangères, ancien président de l’Institut international pour la paix, et fondateur de «l’association Autriche-Sahara »,
  • Frischenschlager, ancien Ministre de la Défense et ancien eurodéputé, Président «des européens fédéralistes- Autriche ».

 

  • Les ONG :
  • L’Association « austro-sahraouie »: Présidée par Mme Karin SCHEELE, représentante du SPÖ au Gouvernement du Land. Apres avoir  été membre du Parlement européen de 1999 à 2008, l’intéressée s’est réinstallée en Basse-Autriche, sa province natale. Elle  occupe actuellement  les fonctions de conseillère régionale chargée de la Santé, des Affaires sociales et de la jeunesse. Elle  visite fréquemment les camps de Tindouf et publient des rapports tendancieux et complètement à charge, à l’attention du Parlement européen sur la question des droits de l’homme. Elle organise  périodiquement en Autriche des visites d’enfants sahraouis, dans le cadre d’un programme appelé « vacances en paix ». Site Web  de l’Association : http://www.oesg.ws
  • L’Association « Volkshilfe Österreich » : C’est une alliance internationale de nombreuse ONGs impliquées dans l’action sociale, la coopération internationale, l’aide humanitaire et l’éducation permanente, historiquement liées au mouvement syndical et aux forces progressistes de par le monde.Elle apporte un soutien politique  moral et matériel inconditionnel également à l’action aux des séparatistes. Elle  était derrière la candidature de la séparatiste Aminatou Haidar pour le prix « Silver Rose Award 2007 ». Site  Web: http://www.volkshilfe.at
  • L’Association « GEZA »: Cette association dite d’intérêt public pour la coopération au développement a pour objet et pour finalité la lutte contre la pauvreté, les droits de l’homme, la démocratie, le développement économique, l’éducation et la santé. Elle gère des projets en Afrique, en Amérique centrale et en Europe. L’agence reçoit des subventions substantielles de la part de l’agence de développement autrichien. Au plan  politique,  les positions de l’association sont plutôt équilibrées. Elle a rénové une école primaire dans les camps de Tindouf. Elle contribue aux aides humanitaires  destinées officiellement  à l’amélioration des conditions de vie des populations de Tindouf. Les coordonnées de l’association : Site web: geza.at
  • L’Institut Renner Académie Politique du SPÖ: Cet institut organise périodiquement des activités souvent en collaboration avec l’association austro-sahraouie précitée, en faveur des thèses des séparatistes. Site Web : renner-institut.at
  • L’Institut International pour la paix: Il est présidé par Peter SCHIEDER, issu du parti SPÖ et qui a longtemps présidé la commission des Affaires Etrangères au Parlement autrichien. Il a été également président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.  Très proches  des services algériens il organise fréquemment  des débats et conférences à la gloire de la diplomatie algérienne, de son rôle en Afrique  et  son soutien au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Site Web : www.iip.at

 

  • Slovénie :
  • Les députés :
  • Ivo Vajgl du parti Zares (Parti libéral) député européen, ancien Ministre des Affaires Etrangères. L’intéressé est membre du groupe parlementaire européen ADLE. Il n’a  pas été autorisé au Maroc, le 07 mars 2013, avec trois autres eurodéputés.
  • SAMO BEVK du Parti socio-démocrate
  • JANJA kLASNIC, président du comité de la politique étrangère.
  • BOJKO BUKAR, professeur à la faculté des Sciences sociales de Ljubljana.

Les deux parlementaires,  et le juriste précités sont  réputés proches des services algériens. Ils facilitent les contacts et les activités des différents responsables du Polisario qui visitent fréquemment  Ljubljana. Lors de la session du Comité du Parlement slovène, tenue le 17 avril 2013, Mr. SAMO BEVK s’est singularisé en  posant  une question au Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Mr. BOZO CERAR, sur les derniers développements de la question du « Sahara  occidental ». Le responsable slovène  a répondu en soulignant que la Slovénie soutient le droit des peuples à disposer d’eux –même et le principe de  l’autodétermination.

 

  • Les ONG  :
  • « Društvo za podporo zahodni sahari» (Association pour le soutien du Sahara occidental ». Cette association est connue  dans les milieux universitaires européens œuvrant dans le domaine de la défense des droits de l’homme et du droit international comme le belge Pierre Galland, le juriste espagnol Carlos Miguel. Elle organise périodiquement  des conférences sur différents thèmes  qui lui sont suggérés  par ses  parrains à Alger. Site web de l’Association est :  geocities.com/zahodna_sahara
  • « L’Institut d’études sur le Sahara occidental », présidé par Bliss Wallis Schornsec. Comme son nom le suggère, l’institut a pour objet et pour finalité de sensibiliser le peuple slovène « à la cause des Sahraouis ». Il ne manque pas de moyens pour ce faire. Tout récemment, le centre précité a organisé à Ljubljana, le 10 avril 2013, « la 3ème conférence internationale sur la situation actuelle au Sahara ». Cette conférence a  connu la participation des représentants des ONGs locales et de dénommé Mohamed Sidati, soi-disant ministre délégué chargé de l’Europe,  ainsi que de la sœur de Said Dembar, décédé lors des événements de démantèlement du camp Gdim Izig.

 

  • Les activités :
  • Les activités  du Polisario sont  plutôt rares en Autriche et en Slovénie  et inexistantes en Slovaquie. Elles sont sans impact médiatique et  d’une influence insignifiante sur l’opinion publique. Elles ne mobilisent aucune personnalité gouvernementale, politique ou publique d’envergure, en dehors des députés précités qui s’affichent au demeurant  comme des militants pour l’indépendance du Sahara.

 

  • La participation du corps diplomatique se limite à des   agents  administratifs  représentant  cinq  Ambassades, toujours les mêmes,   en l’occurrence  l’Algérie,  l’Afrique du Sud, le Nigéria,  le Zimbabwe  et Cuba. L’assistance  ne dépasse jamais une trentaine de personnes  émanant essentiellement de la nébuleuse des ONG, des partis des Verts et de la gauche, principalement les socialistes mobilisés par  la  députée autrichienne Madame Barbara Prammer.

 

  • Les activités s’expriment essentiellement à travers les axes ci-après :
  • Les visites périodiques des responsables de la « RASD »  acteurs  associatifs du Polisario en Slovénie et en Autriche ;
  • La collecte des fonds
  • Les ateliers de stage et de formation en faveur notamment des femmes sahraouis
  • organisation des voyages d’études et des séjours linguistiques   en faveur d’étudiants
  • Invitation des responsables slovènes et autrichiens à visiter les camps de Tindouf
  • Conférences et  tables rondes qui portent  toujours sur  les  mêmes thèmes  à savoir : La décolonisation du Sahara occidental, le principe de l’autodétermination, le droit des peuples à disposer d’eux même, la spoliation des ressources naturelles du peuple sahraoui et la thématique des droits humains.
  • Intensification des activités de lobbying  menée conjointement et ouvertement avec l’Ambassade d’Algérie  à la veille de tout débat dans le cadre multilatéral concernant directement ou indirectement la question nationale.
  • Compagne de propagande basée sur des thématiques récurrentes comme les droits humains, l’autodétermination  et  le référendum  ou à l’occasion des journées mondiales (Droits de l’Homme, contre la torture, la non-violence, la femme, les droits de l’enfant… etc.) ou à l’approche des débats  concernant la  Question nationale au sein de l’ONU.

 

  • Aucune activité- aussi minime soit-elle- ne peut être organisée sans l’appui matériel  et logistique fourni par les  soutiens locaux. les parlementaires et les acteurs associatifs précités sont mobilisés de manière appropriée par les services algériens. Ces derniers, pour qui la fin justifie les moyens, use de toute une panoplie  de méthodes-  et de mode opératoires- variant en fonction des interlocuteurs- pour faire admettre, non sans mal, les thèses des séparatistes dans une opinion publique locale généralement rétive, ne se sentant pas concernée par une  cause qu’elle ne comprend par un territoire dont elle ignore jusqu’à la localisation sur la carte du monde.   Les  défenseurs  et les soutiens locaux des  séparatistes  sont souvent  conseillés et encadrés dans leur besogne par  l’universitaire  belge, Pierre Galland et le juriste espagnol, Carlos Miguel. L’un et l’autre se mobilisent  sur injonction de leur employeur à Alger pour  servir la cause des séparatistes à Vienne et à Ljubljana

 

  • A l’approche des débats sur la question nationale au sein de l’Assemblée Générale ou du Conseil de Sécurité, l’Ambassade d’Algérie concentre son action sur le lobbying en faveur des séparatistes.  Elle démultiplie les démarches et les visites de sensibilisation et les moyens de pression pour faire admettre le principe de l’autodétermination à l’algérienne, celui du référendum à option unique et exclusive, celle de l’indépendance.

 

Chaque fois que cette mission  apprend  le projet ou l’existence d’une activité envisagée par les séparatistes, elle en informe en temps utile le Département et  alerte les autorités locales concernées, les partis politiques  les  parlementaires, ainsi que les  mass-médias  pour dénoncer la compagne de dénigrement dont fait l’objet notre pays de la par des séparatistes et de leurs soutiens, engagés aveuglément pour l’indépendance du Sahara sur la base d’argumentaire  spécieux, partial  et notoirement hostile au Maroc.

 

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