Terrorisme : au lieu de regarder la lune, l’Europe regarde le doigt

Lettre de l’ambassadeur du Maroc au Yémen sur la requête de son homologue français

Le Maroc est un Etat narcoterroriste. C’est une réalité que de nombreux milieux dénoncent. Même le défunt roi Hassan II l’avait reconnu. Dans un entretien avec Jacques Delors, il a déclaré que « si le Maroc ne peut exporter ses tomates, dans dix ans nous exporterons des terroristes ». Mohammed VI ne fait que suivre les consignes de son père et l’Europe ferme les yeux sous pression de la France, le grand mentor de la monarchie alaouite.

Tous les grands attentats commis en Europe ont été exécutés par des marocains et leur chronologie est liée à un événement important dans le dossier du Sahara Occidental. Celui des trains de Madrid est la conséquence directe du conflit déclenché entre le Maroc et l’Espagne à cause de l’îlot du Persil, une petite île rocheuse entre l’Espagne et le Maroc, situé à 250 mètres des côtes marocaines et à 8 kilomètres de la ville espagnole de Ceuta et qui borde le Maroc à 13,5 kilomètres de l’Espagne continentale.

Agacé par la position du président José María Aznar qui défend le droit à l’autodétermination au Sahara Occidental, le roi Mohammed décide envahir l’îlot. Aznar a saisi le message et envoyé son armée pour expulser les gendarmes marocains installés dans ce rocher. Mohammed VI s’est senti blessé dans son orgueil. C’était le 11 juillet 2002. Le 11 mars 2004, l’Espagne est témoin de l’attentat terroriste le plus meurtrier commis en Europe : 199 morts et plus de 2000 blessés. Les espagnols ont immédiatement soulevé la piste marocaine.

Mars 2014 : Le patron de la police politique de Mohammed VI se rend à Paris au sein d’une délégation présidée par le ministre de l’intérieur. Il est convoqué par la justice française dans le cadre de plaintes pour « tortures » déposées par l’ancien champion de boxe-thaï, Zakaria Moumni et l’épouse française du militant sahraoui des droits de l’homme Naama Asfari, membre relevant du groupe de prisonniers politiques sahraouis appelé le Groupe de Gdeim Izik. Mohammed VI est fâché et décide de suspendre toute coopération judiciaire avec la France. Le 7 janvier 2015, le journal Charlie Hebdo est attaqué par les frères Chérif et Saïd. Ils seront tués par la police française deux jours plus tard dans des circonstances très obscures. L’attentat a été revendiqué par Al-Qaida au Yémen. Comme par hasard, le Yémen est le pays où la France avait sollicité l’aide du Maroc pour identifier et localiser les français d’origine marocaine qui combattaient dans les rangs d’Al Qaida au Yémen. Des combattants qui étaient sur le point de rentrer chez eux en France. L’ambassadeur marocain au Yémen a précisé à son homologue français, Franck Gellet, « que lesdites personnes, contrairement à ce qu’il a avancé, gardaient toujours des liens étroits avec le Maroc et que, s’ils souhaitent regagner leur pays, cette ambassade prendra toutes les dispositions nécessaires pour faciliter leur départ du Yémen».

Parallèlement, un complice des frères Kouachi, Amedy Coulibaly, français d’origine malienne assassine Clarissa Jean-Philippe, une policière municipale à Montrouge le 8 janvier puis, le lendemain, tue quatre personnes de confession juive au cours d’une prise d’otages dans une supérette casher porte de Vincennes, qui s’achève le même jour avec sa mort lors de l’assaut policier. L’enquêté a conclu que Coulibaly venait de se rendre au Maroc qu’il visitait souvent. Sa copine marocaine venait de rejoindre Daech.

Quatre mois plus tard, le 28 mai 2015 plus précisément, Paris se plie aux caprices de Rabat et annonce la réconciliation après plus d’un an de brouille. Abdellatif Hammouchi est invité en France et décoré avec la légion d’honneur.

Selon le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, grand connaisseur du Maghreb, les autorités marocaines ont poussé entre 1600 et 2000 salafistes à sortir du Maroc et rejoindre Daech, au Yémen. Même au Mali l’armée française, selon l’émission « Envoyé Spécial » de France dont la vidéo a disparu de la toile avait clairement dessiné les traces des terroristes qui sévissaient dans ce pays au moment de l’opération Serval. Les soldats français sont tombés sur des GPS dans le désert malien qui indiquent clairement que les djihadistes provenaient du Maroc et de la Tunisie. A cela s’ajoutent près de 2000 combattants venus d’Europe. Rabat agit de la sorte sous l’ordre de l’Arabie Saoudite que cherchait des djihadistes pour combattre ses ennemis en Irak, au Yémen et en Syrie. L’Europe est désormais menacée par le retour de près de 4000 combattants du Makhzen marocain.

Mape tracée du parcours de certains djihadistes marocains au Mali (le reportage de France-2 sur la question a été supprimée de la toile

A l’occasion d’une fête nationale, Mohammed VI vient de gracier 13 salafistes dont certains ont été impliqués dans les attentats de Casablanca. Est-ce un message subliminal aux autorités européennes ?

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