Vanessa Descouraux et la censure marocaine

Vanessa Descouraux, grand reporter à France Inter, tournait un reportage au Maroc pour Interception, le magazine de France Inter. La police l’a cependant empêchée de se rendre dans la ville d’Al Hoceima, au nord du pays.
Le 27 décembre dernier, elle a raconté son expérience dans ce royaume ami de la France pour l’émission « L’instant M » où elle a précisé « qu’au Maroc, dans la région du Rif, il y a eu un mouvement de contestation qui aurait pu ressembler, à un moment ou à un autre, à ce qui s’est passé en Tunisie. Il y a un jeune garçon vendeur de poissons qui s’est fait confisquer sa marchandise et qui est mort broyé par une benne à ordure ».
« Dans la foulée il y a eu énormement de manifestations pour demander de la justice. La justice sociales c’esst des slogans connus dans la région. c’est des slogans qui ont éveillé ce qu’on a appelé le printemps arabe. Sauf qu’au Maroc, pays dont on ne parle pas beaucoup dans les médias sauf pour les festivals de rire à Marrakech, et pays dans lequel on aime bien se prélasser au soleil, il y a eu, depuis, une très forte répression et la plus forte répression, d’ailleurs, depuis l’accession du roi Mohammed VI », a-t-elle ajouté.
Selon M. Descouraux, « l’idée était d’aller au Maroc pour constater effectivement l’ampleur de cette répression qui est massive ».
Pour elle, « ce qui est plus grave encore, des menaces directes sur une activiste » qu’elle a rencontré dans un café. « Tu effaces l’interview sinon elle va en prison », a dit la police marocaine à la journaliste française. C’est ce qu’elle a fait.

 

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