Sahara Occidental – Maroc : L’inévitable sentence

Le Maroc tente par toutes sortes de subterfuges de capoter la visite du Secrétaire Général de l’ONU Ban ki-Moon à la région prévue les 6 et 7 mars en cours à la région. Dans une tentative qui on dit long sur les craintes du royaume, le roi Mohamed VI et ses conseillers, aidés par la France, ont réussi à annuler la visite du patron onusien à Rabat.
Une dérobade qui renseigne sur les difficultés diplomatiques du Maroc dont les thèses ne convainquent plus personne. Cette fuite en avant ne changera pourtant rien à la vérité du terrain et confirme encore une fois que ce pays doit se soumettre à la volonté de la communauté internationale et accepter l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui.
L’Algérie, à travers son ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, a confirmé hier encore son attachement à une solution juste et définitive à ce conflit. «Mon pays, a dit le ministre, continuera à ne ménager aucun effort pour apporter son appui à l’action du Secrétaire général des Nations Unies et de son envoyé personnel, l’ambassadeur (Christopher) Ross, pour un règlement juste et définitif de ce conflit à travers un référendum d’autodétermination libre et régulier».
Les agissements peu honorables, il faut bien le souligner, du royaume du Maroc, ne doivent en aucun cas remettre en question l’engagement de la communauté internationale quant à la nécessité de passer par un référendum pour régler ce conflit qui dure depuis 1975, année de l’invasion du Sahara Occidental par le Maroc. D’ailleurs, le ministre Lamamra a bien insisté sur cet état de fait en déclarant que «Les tentatives visant à tenir en échec la volonté de la communauté internationale ne doivent pas nous détourner de l’objectif impératif d’une solution conforme à la légalité internationale».
Et quel que soit le jeu trouble du Maroc pour le moment, il n’en demeure pas moins que le temps finira par donner raison au peuple sahraoui et que fatalement et face à l’unanimité de la position de la communauté internationale face à ce conflit, le référendum finira par avoir lieu. Le Maroc ne peut indéfiniment continuer à défier la légalité internationale ni continuer sa politique de fuite en avant.
Par Abdelmadjid Blidi
Ouest-Tribune, 01/03/2016

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