Algérie-Maroc : Enième provocation du Makhzen

Les déclarations du ministre marocain des Affaires étrangères ne sont pas sortis du contexte des accusations est l’institution et les préjugés contre tout Algérien. Comme d’habitude, le Maroc ne rate aucune occasion pour insulter l’Algérie et ternir sa réputation et l’image à l’échelle mondiale. Et dans la dernière sortie du régime marocain contre l’Algérie, le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, a attaqué l’Algérie, en affirmant qu’il s’agit d’une partie au conflit du Sahara occidental, qui a été rejetée par l’Algérie toujours, considérant que la défense des Sahraouis, découle du principe adoptée par l’Algérie depuis l’indépendance et le droit d’aller à l’autodétermination. 
Salaheddine Mezouar a décrit directement l’Algérie à « discount » et « l’ennemi », l’accusant d’être derrière la perturbation de toute solution possible dans le cas du Sahara occidental. L’Algérie a nié les faits, parce qu’elle a toujours eu des appels de laisser les Sahraouis seuls décider de leur destin à travers un référendum et sans condition pour leur permettre d’accéder à l’autodétermination librement. Les Nations unies ont forcé le Maroc à se soumettre au programme de Human Rights Watch, qui a enregistré les pires données du gouvernement marocain. La crise politique en cours entre le Maroc et la France dans le contexte de poursuite des chefs marocains pour avoir violé les droits de l’homme, la souffrance des passagers suspects dans les aéroports français et tout cela confirme que le Maroc, qui a perdu toutes les cartes jouées contre l’Algérie et la question sahraouie. 
Le ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Salem Ould Salek, a estimé vendredi dans une déclaration écrite, que le chef de la diplomatie marocaine « adopte une politique mensongère » à l’égard du peuple marocain concernant la question du Sahara occidental, et a souligné que « face à l’isolement et la perplexité dont souffre l’occupant, le ministre marocain des Affaires étrangères n’a trouvé comme recours que de verser dans le mensonge et la tromperie, lors de son intervention jeudi devant la commission des affaires étrangères du Parlement (marocain) ».
 
Et ajoute : « Le ministre marocain des Affaires étrangères a menti en limitant le rôle de la mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental (Minurso) à la supervision du cessez-le-feu, tout en ignorant sa vocation principale, celle de l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination, entravé par le Maroc qui est convaincu de l’attachement du peuple sahraoui à son droit à l’autodétermination et à l’indépendance » Pour lui, M. Mezouar adopte une politique mensongère en disant qu' »il ne peut y avoir de négociation hors de l’initiative d’autonomie », alors que les négociations entre les parties en conflit, en l’occurrence le Front Polisario et le Maroc, sont axées sur des bases définies par les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU portant sur « une solution pacifique et mutuellement acceptable en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui ». 
M. Ould Salek a souligné en outre que M. Mezouar voulait, lors de son intervention, impliquer encore une fois l’Algérie dans ce conflit qui oppose la République sahraouie au royaume du Maroc qui occupe le Sahara occidental. Il a rappelé que le Maroc « avait signé le plan de règlement en 1991 avec le Front Polisario avec lequel il mène des négociations jusqu’à présent ». 
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères de RASD, a relevé que son homologue marocain « prétend qu’il n’y aura pas de solution en dehors de ce qu’il appelle souveraineté marocaine sur les territoires du Sahara occidental, alors que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental », et a rappelé dans le même contexte que la Cour internationale de justice n’avait reconnu dans son avis consultatif de 1975 aucune autorité marocaine sur le Sahara occidental », ajoutant que le peuple sahraoui saura comment recouvrer sa pleine souveraineté sur les territoires de la République arabe sahraouie démocratique. 
Hadjam Mohamed Badreddine
Le Maghreb, 13/07/2014

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