Federica Mogherini humilie, publiquement, l’eurodéputé Pargneaux sur le Sahara Occidental

Pargneaux avec Mogherini (Photo:dr)
FEDERICA MOGHERINI HUMILIE, PUBLIQUEMENT, L’EURODÉPUTÉ PARGNEAUX SUR LE SAHARA OCCIDENTAL  – Gifle de rappel
De notre bureau de Bruxelles,
Aziouz Mokhtari
Federica Mogherini a été obligée de châtier Gilles Pargneaux. Cet eurodéputé, grassement rémunéré par Rabat, ne fait pas seulement dans l’excès de zèle, mais du zèle dans l’excès.
Gilles Pargneaux demande la parole. Il tente tout pour se faire remarquer et braquer, sur lui, les regards. Cet eurodéputé, qui, pour défendre le Maroc, l’un de ses employeurs, ne fait pas simplement de l’excès de zèle mais du zèle dans l’excès. 
Que voulait-il donc révéler avant-hier à Strasbourg et de si important ? Rien de bien particulier ni de précis, sauf à évoquer, pêle-mêle, la situation au Sahel, les groupes terroristes et… l’aide de l’Union européenne aux réfugiés sahraouis. Pour ce Pargneaux, le Polisario détournerait les apports européens à d’autres fins que celles convenues. 
Par sa prise de parole, il voulait, selon lui, confondre Federica Mogherini, Mme relations extérieures et défense commune de l’Union européenne. Mal tombé, Pargneaux ! La vice-présidente de la Commission, en fait le gouvernement des 28, lui répond sèchement, sans égards. Mogherini, Italienne (en dialectal algérien ça sonne mieux, taliania) connaît parfaitement Pargneaux, elle qui officia comme ministre des Affaires étrangères dans son pays avant d’être proposée et acceptée, par une large majorité de pays, au poste européen actuel. 
Sévèrement donc, Mogherini remet à l’ordre et à sa place l’eurodéputé en lui signifiant que la question du Sahara occidental était «politique» et que son traitement ne relevait pas de considérations techniques et, surtout, qu’elle (la question sahraouie) ne se prêtait pas aux amalgames. 
Federica Mogherini conclut en rappelant que le statut définitif du Sahara occidental n’était pas encore réglé et qu’il relève de l’ONU que l’Union européenne soutient en le dossier. Sonné, Pargneaux se rassoit et se le tint pour dit. 
Mohamed Sidati, ministre, représentant le Polisario et la RASD en Europe, l’interpella, un jour, à Bruxelles : «M. Pargneaux, avez-vous un jour eu un sentiment de honte ? Savez-vous que vos attitudes n’aident pas le Maroc à se sortir du problème sahroui ?» 
Ce jour-là, remonté et pas disposé à concéder quoi que ce soit, Mohamed Sidati lui conseilla «au moins, après avoir pris votre chèque de la part des Marocains, conseillez-leur d’emprunter la voie de la sagesse et du discernement…» 
Pargneaux, tête baissée, quitte la salle des pas perdus du Parlement européen à Bruxelles. A Strasbourg, Mogherini lui assène un autre coup. 
A. M.

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