Fiche économique du Mexique

Données démographiques (Banque Mondiale )

Population : 118,226 M hab

Densité : 58 hab/km2.

Espérance de vie : 77 ans

Taux d’alphabétisation : 93 %

Religions : 84% catholiques, 10% protestants ; le catholicisme populaire est imprégné d’éléments d’origine indienne.

Indice de développement humain (2012) : 0,775 – 61ème rang mondial

Données économiques, (Source : Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, « CEPALC », Banque Mondiale, OCDE, FMI)

PIB : 1 327 Mds USD en 2013

PIB par habitant : 11 224 USD en 2013

Taux de croissance : 1,3 % (2013)

Taux de chômage : 5,2 % (2013)

Taux d’inflation : 3,6 % (2013)

Déficit budgétaire (en % du PIB) : – 2,3 % (2013)

Balance commerciale : – 735,7 millions USD (2013)

Exportations : 399,8 milliards USD (2013) ;

Importations : 418,6 milliards USD (2013)

Solde courant (en % du PIB) : -2 % (2013)

Principaux clients (2013) : 1- États-Unis (80 % des exportations), 2- Canada (3 %), 3- Espagne (2 %), 4- Chine (1,5 %)

Principaux fournisseurs (2013) : 1- États-Unis (50 %), 2- Chine (15 %) 3- Japon (4,76 %). La France est le 11e exportateur (0,93 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012) :
Agriculture : 4 % ,
Industrie : 36 %,
Services : 60 %

Flux d’investissements directs étrangers : 12,6 Mds USD (2012)

Situation économique

Quatorzième économie mondiale et membre de l’OCDE et du G20, le Mexique est, après le Brésil, la deuxième puissance économique en Amérique latine. C’est l’une des économies les plus ouvertes de la région. Le Mexique est membre de l’Alliance du Pacifique ; bloc regroupant outre le Mexique, la Colombie, le Pérou et le Chili. Le Mexique est aussi lié par des accords de libre-échange avec une quarantaine de pays, dont les Etats-Unis et le Canada (accord de l’ALENA), ainsi qu’avec l’Union européenne. Il a conclu 28 accords pour la promotion et la protection réciproque des investissements.

L’économie mexicaine affiche depuis la crise de 2009 des performances positives supérieures sur les deux dernières années à celles de son principal compétiteur latino-américain, le Brésil, et ce malgré un environnement adverse marqué par une décélération de la croissance mondiale et un niveau élevé d’incertitude.

L’économie mexicaine reste fortement dépendante de la conjoncture des Etats-Unis aux plans monétaire et commercial. Il est devenu le premier pays latino-américain en termes d’échanges commerciaux grâce à son appartenance à l’ALENA (Accord de Libre Echange Nord-Américain) qui, en vigueur depuis 1994, lui a permis de multiplier par 5,8 ses exportations vers son voisin nord-américain.

L’économie mexicaine repose sur trois piliers :

• la production pétrolière (2,9 M de barils par jour). La compagnie pétrolière Pemex est la deuxième entreprise la plus puissante en Amérique latine, selon le classement de la revue spécialisée América Economía ;

• le secteur industriel (36 % du PIB et 24 % de la population active) : industrie automobile (8ème producteur mondial en 2012), agroalimentaire, industrie lourde (Cemex occupe le 1er rang mondial pour la production de béton) et nouvelles technologies (en fort développement au Mexique et en particulier dans la région de Guadalajara)

• le secteur tertiaire (60 % du PIB et 52 % de la population active) : tourisme (8 % du PIB et plus de 5 millions d’emplois), audiovisuel (Televisa et TV Azteca), télécommunications.

Réformes économiques entreprises par le Mexique, depuis l’arrivée au pouvoir du Président Pena Nieto.

Le Mexique a récemment entrepris d’importantes réformes qui visent à stimuler la capacité concurrentielle et la croissance économique,  notamment celles portant sur l’énergie. Entrée en vigueur en août 2014, la réforme sur ce secteur a mis fin à soixante-seize ans de monopole public sur le pétrole, le gaz et l’électricité, pour contrer le déclin de la production. Le secteur public estime que ces réformes auront des retombées positives sur le commerce et l’investissement au pays.

Les liens étroits avec l’économie américaine et la reprise qui y est prévue appuient des perspectives positives pour le Mexique dans les années à venir, vu que la plupart des indicateurs de vulnérabilité extérieure montrent que son économie se porte bien. La vague récente de réformes, surtout dans l’énergie, a suscité l’intérêt des investisseurs pour le marché mexicain et incité des agences de notation à relever la note attribuée au Mexique. Malgré la mise en œuvre de ce programme ambitieux par le gouvernement, le rythme des réformes devrait ralentir bientôt à l’approche des élections de mi-mandat en 2015.

Principales sociétés étrangères établies au Mexique

Le Mexique accueille de nombreuses sociétés multinationales. Les plus importantes étant Goldcorp, Bombardier, Mitsubishi Electric, Renault, Axa, Alstom,  Adidas, Allianz, Basf, Bayer,  Braun, Bmw, Bosch, Carl Zeiss, Commerzbank, Daimlerchrysler, Deutsche Bank Ag, Dresdner Bank Ag, Festo Pneumatic, Henkel, Lufthansa, Man, Osram, Siemens, Staedtler, Thyssenkrupp, Tüv, Volkswagen, l’entreprise Fokker, de l’industrie aérospatiale et la Banque Scotia.

Points fort de l’économie mexicaine

• Maitrise des comptes publics : Le solde budgétaire et la dette publique brute su gouvernement central sont sous contrôle ;

• Capacité à attirer des IDE : le Mexique est ces dernières années le 1er pays latino américain en investissement à l’étranger et 2ème récepteur de la région. Avec 10 accords de libres échanges signés avec 45 pays, dont les Etats Unis, le japon, et l’UE.

• Secteur financier solide ;

• Richesse en ressources naturelles : 1er producteur d’argent mondial, 9ème producteur de pétrole, 8ème producteur d’or en 2013 ;

• Le Mexique est un client courtisé par les banques multilatérales, dont la Banque Mondiale;
• Vaste marché intérieur (11ème au classement du forum Economique Mondial ) ;

• 16 entreprises mexicaines parmi les 2000 plus grandes entreprises mondiales .

Point faibles de l’économie mexicaine

• Concentration des exportations et des marchés liée à la dépendance commerciale

• Croissante vis-à-vis des Etats-Unis (81,53% des exportations mexicaines en 2013)

• Faible charge fiscale et faibles investissements publics

• Importance de l’économie informelle (58,8% de la population active en janvier 2014).

• Relations économiques Maroc/Mexique :

• Il convient de signaler l’intérêt croissant du Mexique à renforcer ses relations économiques avec le Maroc, marquées par un échange commercial relativement faible. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays, au titre de l’année 2013, est de l’ordre de 1052293 milliers de dh. La balance commerciale est excédentaire en faveur du Maroc. Les importations ont atteint 418499 milliers de dh et les exportations, 633794 milliers de dh.

• La structure des exportations marocaines reste dominée par les phosphates et des produits dérivés, des articles de bonneterie, des conserves de poissons et des plantes. Quant aux importations marocaines en provenance du Mexique, elles sont constituées, principalement, par les épices, les produits d’emballage, le verre et ses dérivés et les pièces détachées pour véhicules, les fibres synthétiques, les machines de papier et de carton, le cuivre, le café et les médicaments.

• Il convient de signaler que le Mexique a manifesté un intérêt particulier au développement de ses relations avec le Maroc dans les secteurs de l’automobile, l’aéronautique, l’Agro-business, la métallurgie et la mécanique et dans le domaine du tourisme, sachant que le gouvernement mexicain vient de nommer une Conseillère en tourisme auprès de l’Ambassade du Mexique à Rabat.

Tags : Mexique, Maroc, diplomatie économique, économie, Amérique Latine,

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