Le Maroc et les relations extérieurs avec le Canada

Le Maroc et les relations extérieurs avec le Canada

1-2-1 Les Atouts de l’économie canadienne

Le Canada est en 2011 est la 14ème  plus grande économie du monde selon le critère du PIB PPA et la 10ème plus grande du monde selon le critère du PNB PPA. Elle présente en effet un sous ensemble d’atouts :

• Abondance de matières premières (hydrocarbures, minerais, produits agricoles).

• Le troisième réserve mondiale de pétrole brut, et le premier exportateur d’uranium ;

• La proximité de la première économie mondiale, les Etats-Unis.

• Le Canada possède plusieurs filières industrielles compétitives au niveau mondial

• Une main d’œuvre qualifiée

• Un accès facile aux matières premières.

• Un marché important de consommateurs,

• Des infrastructures sophistiquées et un réseau de transport très moderne,

• Institutions solides qui jouaient d’une grande crédibilité

• Soutien gouvernemental à la recherche et développement.

1.2.2 Les contraintes de l’économie canadienne

• Dépendance excessive vis-à-vis des Etats-Unis :

L’économie canadienne est fortement liée à l’économie des États-Unis, en raison de la proximité géographique et de traités commerciaux : le traité sur l’automobile (1965-2001), l’accord de libre-échange canado-américain (ALE ou FTA en anglais) de 1989 et l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) de 1994 et d’autres accords.

• La dominance du secteur tertiaire par rapport aux autres,

• Un système financier actuellement sinistré par la crise (le gouvernement a annoncé un plan de relance de 24,6 milliards d’euros sur deux ans.

1.2.3 Echanges commerciaux Maroc Canada

Pour le Canada, ce pays reconnaît la façon dont le Maroc relève ses propres défis et il pourrait servir d’exemple aux autres États arabes. Un modèle type que peut avoir un succès majeurs et fondamentale sur le plan régionale, de ce fait Il devrait donc continuer d’aider le Maroc à poursuivre ses efforts sur la voie de la démocratisation et du développement économique.

Le Maroc est un marché important pour le Canada, et son économie en pleine croissance offre aux entreprises excellentes des possibilités d’élargir les échanges commerciaux et d’accroître les investissements. Le Maroc représente le 8ème fournisseur et le 7ème client africain du Canada.

Le Canada est considéré comme le 32ème client et le 20ème fournisseur du Maroc dans le monde, il possède des accords de libre-échanges avec un nombre importants des pays du monde et en phase de négociation avec des autres dont figure le Maroc

RECAPITULATION DES ECHANGES MAROC / CANADA


Importations en MM de DH

– Les exportations ont marqué une diminution en 2011 de – 0,06 MM DH par rapport à 2010.

-Les importations sont accrues, passant de 1,87 MM DH en 2010 à 2,94 MM DH en 2011, soit une augmentation de 57%.

-Compte tenu de ces évolutions, le déficit commercial s’est aggravé de 77% (1,13MM) DH pour atteindre 2,58MMDH en 2011 contre 1,45 MM DH en 2010.

-Le taux de couverture des importations par les exportations a baissé à 12,24 % en 2011 contre 22% en 2010.

-Les importations marocaines du Canada se concentrent sur les céréales, papier et carton, bois et charbons et instruments.

-Les exportations marocaines sont dominées par les produits textiles, les composantes électriques et les produits agro-alimentaires qui représentent plus de 75% des ventes marocaines.

Quand aux recettes directes parviennent de l’économie canadienne on peut citer les trois catégories suivantes :

1) Les recettes MRE établis au Canada :

Le Canada est parmi les pays émetteurs des transferts de capitaux des MRE 0,95 MM DH en 2011 contre 0,83 MM DH en 2010, soit 1,6% du total des transferts effectués par en 2011.

2) Les recettes de voyages réalisées avec le Canada :

Selon les dernières statistiques disponibles de 2010, les recettes de voyages réalisées avec le Canada s’élèvent à 0,92 MM DH  soit 1,6 % du total.

3) Le flux des investissements canadien vers le Maroc :

Les IDE canadiens au Maroc sont évolués, passant de 34,9 M DH en 2010 à 44,5 M en 2011, soit une évolution (9,6 M DH) de 27,5%.

1.2.4 Expériences réussies des firmes canadiennes en Afrique

On peut citer les entreprises ayant eu un succès reconnu auprès du gouvernement canadien et des gouvernements africains :

1) Corvus Energy Ltd :

Corvus Energy, une société établie à Vancouver, est l’un des plus importants fabricants de la planète de batteries à polymère de lithium de grande puissance, destinées à la machinerie lourde hybride ou 100 p. 100 électrique. Les solutions de pointe de Corvus dans les domaines de l’énergie et de la gestion de l’énergie trouvent des applications dans une foule de segments de marché, en réseau ou hors réseau, dans les secteurs du transport maritime, routier ou ferroviaire, des communications, de l’énergie éolienne et solaire, et de l’équipement de servitude au sol. Corvus compte 50 employés au Canada et 70 dans le monde entier.

2) IMW Industries :

IMW Industries fabriquera l’équipement nécessaire au ravitaillement d’un réseau national de stations de GNC qui alimenteront plus de 5 000 camions de livraison de Dangote ainsi que les flottes d’autres entreprises nigérianes désireuses de réduire leurs coûts en carburant. La première station de GNC devrait être installée au cours du premier trimestre de 2013, et d’autres suivront dans l’ensemble du Nigéria. Les stations fournies par IMW serviront aussi à l’approvisionnement en vrac d’usines et d’industries nigérianes éloignées des gazoducs.

IMW Industries compte actuellement 220 employés à son siège social, à Chilliwack, ainsi que 500 employés ailleurs dans le monde. Elle s’illustre comme l’une des meilleures entreprises dans son secteur, qui crée des emplois et des retombées économiques au Canada et à l’étranger.

3)  Bombardier Inc.

Bombardier, il s’agit là du troisième établissement de maintenance autorisé en Afrique, les deux autres se trouvant en Afrique du Sud. La société Bombardier, un leader mondial du secteur des transports dont le siège social se trouve à Montréal, est la seule entreprise au monde à fabriquer à la fois des avions et des trains.

Le groupe canadien Bombardier, troisième constructeur aéronautique après Airbus et Boeing, a signé avec le Maroc , un mémorandum d’entente pour la création d’une unité industrielle, spécialisée dans l’assemblage des pièces d’avions, ce projet d’investissement s’élève à 200 M dollar , qui doit entrer en activité en 2013 et qui permettra de générer 850 emplois directs et 4000 indirects.

1.2.5 Les perspectives de l’accord de libre échange encours de négociation

Le futur ALE devrait faire naissance d’une coopération renforcée entre les deux pays dans plusieurs domaines. Les premiers secteurs à en bénéficier devraient visiblement être l’éducation et la formation professionnelle, domaines dans lesquels le gouvernement canadien s’est engagé à appuyer le Maroc.

Par ailleurs, la forte communauté marocaine (estimée à 100000 personnes) qui vit au Canada peut jouer un rôle plus important dans nos nouvelles relations envisagées avec ce pays.

En fin pour relever ce défi de promouvoir le développement et la croissance attendus de cet accord en matière d’échanges et d’investissement, une coopération financière conséquente combinée à une assistance technique appropriée et une approche asymétrique en faveur du Maroc s’avèrent indispensable.

Selon l’organisme national de crédit à l’exportation « Exportation et développement Canada », les entreprises canadiennes peuvent tirer parti de débouchés commerciaux et de possibilités d’investissement dans tous les secteurs au Maroc, particulièrement dans la construction, les applications environnementales, l’industrie légère, les technologies de l’information et des communications, le matériel agricole immobilier, l’aérospatiale et le secteur ferroviaire.

Un ALE potentiel Maroc-Canada ne peut être mutuellement avantageux qu’à partir la nécessité de multiplier les actions afin de renforcer la coopération dans le domaine commercial et de saisir les opportunités offertes, pour promouvoir les relations entre notre pays et le Canada, dans un cadre de partenariat globale touchant une fois l’aspect économique, politique et socioculturel et ce par :

• La multiplication des missions d’affaire et la participation aux manifestations économiques nationales.

• Maximiser les efforts de coopération de Canada en matière de l’enseignement, la gestion de la diversité culturelle, et la recherche scientifique au profit de l’économie marocaine.

• Profiter rationnellement la dimension démographique similaire entre les deux pays, ce qui n’était pas le cas de l’ALE avec les Etats-Unis.

• Impliquer la société civile et les acteurs de la diplomatie dans la promotion des échanges.

• Viser à abandonner mutuellement le rôle fiscal au profit de rôle économique

• Lutter contre l’asymétrie de l’information économique auprès des institutions des deux pays.

Tags : Maroc, Canada, coopération,

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