Le Maroc les appelle “milices”

L’Armée de Libération Sahraouie a été bâtie sur le champ de bataille. Elle a initié la lutte de libération contre les espagnols avec des armes récupérées à l’armée espagnole.

Après l’invasion du Sahara Occidental par le Maroc et la Mauritanie, des milliers d’hommes ont regagné les territoires libérés pour s’engager dans l’armée sahraouie et se battre contre les envahisseurs.
La vitesse des évènements a obligé la direction du Front Polisario à les envoyer pour des formations rapides en vue de contenir l’avancement des troupes ennemies. Ainsi des milliers de combattants ont reçu leur première instruction dans l’ancienne caserne militaire française dans le village de Jnien Bou R’zeg, pas très loin de la ville frontalière marocaine de Figuig.
De là sont parties, en novembre et décembre 1975, les premières unités sahraouis avec des fusils automatiques AK-40 (Kalachnikoff), des petits mortiers calibre 60, 81 et 120mm. 
La victoire enregistrée, le 14 février 1976, dans la deuxième bataille d’Amgala allait remonter le moral des combattants sahraouis et ce sera le prélude d’une longue épopée militaire. 
Les succès enchaînés par les valeureux guerriers sahraouis vont encourager le guide libyen à fournir des armes chaque fois plus sophistiqués. Ainsi, sont arrivés les mitrailleuses 14,5 et 23 mm montés, au début, sur des camions, ensuite sur des Toyota Land Cruiser. Les canon sans rétraction de 75 mm, et la batterie que les nazis ont appelée l’Orgue de Staline et que les russes appellent Katiusha (petite Katherine) et qui peut enchaîner 40 salves à la fois ; les engins pour le transport de l’infanterie, BMP, des chars T-55, T-60 et même les hyper sophistiqués chars T-62 à guidage par laser.
Gadafi était toujours le premier à fournir les nouvelles armes et leurs munitions. Devant l’excellent usage dont font preuve les sahraouis, les algériens commencent, eux de leur côté, à fournir les mêmes armes. 
Pendant 16 ans, le Sahara Occidental a été scénario de batailles historiques telles que Guelta Zemmour, Mahbes, Smara, Tan-Tan, Jdeiria, Farsiya, Haouza, Zak, Leboirat, Boujdour, et des centaines d’autres batailles qui ont écrites avec un encre d’or.
Voici une vidéo qui vous donnera une idée de l’armement avec lequel se battait l’armée sahraouie et qui est devenue, au fil du temps, une véritable armée régulière, disciplinée et bien formée. Le Maroc parle de « milices du Polisario » pour cacher la réalité au peuple marocain, la réalité d’une nation bâtie dans l’exile et la champ de bataille.

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