Les dimensions économiques de choix des partenaires

Les dimensions économiques de choix des partenaires

1.- Le développement des échanges commerciaux

Avec un PIB en augmentation continue dans la majorité des pays africains, le continent représente un marché potentiel considérable qui comptera, en 2020-2025, 1,4 milliard de consommateurs, soulignant que le moment est venu pour donner au partenariat entre l’Afrique, et l’Amérique Latine le souffle et l’ambition d’une communauté de destin qui saura réduire la fracture Nord-Sud et trouver les voies et moyens d’un partage plus juste et plus équilibré des richesses.

Dans ce sens, le Maroc en tant que pays émergent et dans le cadre de sa stratégie de diversification des débouchés qui favorise de plus en plus l’essor d’un partenariat de choix avec les latino-américains tente avoir une place privilégiée sur le plan des échanges commerciaux.

Les avancées démocratiques et les profondes réformes engagées dans différents domaines, ont crée un Maroc en mouvement, ses racines africaines constituent une profondeur historique et stratégique, ainsi que les multiples initiatives prises par le Royaume illustrent son attachement à servir le développement économique et la paix durable sur le continent et à favoriser de nouveaux espaces de partenariat. Ce qui a poussé le Royaume a fixé ses nouvelles priorités en Amérique latine, où de nouveaux pays optent pour une coopération mutuelle efficace et un partenariat moderne et orienté.

2.- La coopération sectorielle

Le Maroc avait opté pour les stratégies sectorielles à la fine des années 1990 qui ont été faites pour étudier profondément les besoins de chaque secteur économique(1) et les outils nécessaires pour le développer et le rendre plus compétitifs en adoptant une démarche multidimensionnelle présentée comme suit :

• Identification du secteur

• Diagnostic

• Identification des facteurs de causalité et des objectifs

• L’étude des leviers politique du secteur

• Les leviers politiques socio-économiques

• Les leviers intersectoriels

• Plan d’action

L’objectif principal était le renforcement de la compétitivité globale en favorisant une approche multisectorielle comprenait les domaines de l’infrastructure, l’agriculture, l’industrie, le commerce extérieur et intérieur, la pèche, l’artisanat, l’énergie, la finance et le tourisme, tout en veillant à une synergie intersectorielle entre marché intérieur et extérieur pour qu’il ait une certaine cohérence au niveau des démarches et d’objectifs. A cet égard, l’investissement direct étranger était au cœur des stratégies sectorielles, car il détient une capacité énorme pour encourager de plus en plus la restructuration des secteurs économiques au Maroc, du fait que les investisseurs internationaux incarnés par les firmes multinationales choisissent en principe l’endroit ou ils y a plus d’avantages comparatifs, durables et compétitifs.

Dernièrement, le Maroc à pris l’initiative de mettre en place une séries de plans et de programmes qui s’inscrivent dans le cadre des stratégies sectorielles dont le but est d’attirer plus d’investissements étrangers dans les différents secteurs, dans ce qui suit on cite l’ensemble des plans et stratégies sectorielles dans les différentes branches économiques :

• plan Maroc export plus

• projet d’énergie solaire

• « vision 2015 pour l’artisanat »

• Tourisme «  vision 2020 » (plan azur )

• Maroc numeric 2013

• Plan émergence

• Plans Halieutis et IBHAR

• Plan Maroc Vert

• Programme Rawaj

• Programme d’infrastructure

• Le programme de l’environnement

Sont tous des plans programme mis en œuvre par les ministères concernés pour en chercher davantage une coopération sectorielle réussie avec des partenaires latino-américains capable de renforcer la compétitive de nos secteurs productifs nationaux et de mettre en place une plate forme favorisant les échanges commerciaux et les relations commerciales privilégiées.

3.- L’attractivité des IDE

Les IDE jouent un rôle essentiel dans la structuration des systèmes productifs et d’intégration économiques à l’échelle nationale, régionale et internationale. Les firmes multinationales représentent les principales sources des flux des IDE, Or les stratégies d’implantation des multinationales dans les pays d’accueils sont basées dans la plupart des fois sur la sélectivité des territoires, en adoptant une étude multidimensionnelle sur le potentiel de la compétitivité de la firme vis-à-vis des rivales, mais aussi sur la capacité d’expansion des activités. De ce fait le Maroc présente une plate forme importante pour les investisseurs internationaux puisqu’il détient un socle d’avantages capable d’attirer plus d’investissement dont on cite :

• Climats politique favorable

• avantages fiscaux

• proximité de l’union européenne

• liberté des transferts des capitaux cadre macro-économique favorable

• main d’œuvre qualifiée

• crédibilité du système financier

• infrastructures modernes

• facilité d’accès aux matières premières

• proximité géographique de l’Afrique

• la conclusion d’une série d’accords de libre échange avec le nord, le sud, l’Est et l’ouest politique

• la maîtrise des risques liés au marché des capitaux (le recours aux IDE au lieu des investissements en portefeuille)

• l’avantage de coût de transport « la chaîne logistique »

Les IDE en générales contribuent vivement dans la mise à niveau des économies en développement en favorisant de plus en plus la création d’un climat favorable pour l’encouragement des exportations, de l’emploi, de transfert de la technologie, de taux croissance, de la croissance de la valeur ajoutée ,de la compétitivité des entreprises nationales du capital humain , du revenu par habitant ,des investissements domestiques et de l’importation des biens de capitaux .

Veiller donc à l’attractivité des investissements directs étrangers, c’est travailler sur une orientation stratégique porteuse de valeur pour l’économie nationale avec la coopération mutuelle entre les acteurs publiques et les opérateurs privés .En outre, l’investissement international comme mécanisme économique important pour les pays en voie de développement dont le Maroc fait partie, en fonction bien évidement de degré de rapatriement des capitaux(1) par la société mère et de l’évolution de l’environnement international. Raison pour laquelle la politique marocaine en matière d’investissement doit mettre en place une stratégie de réforme interne et externe capable d’absorber tous les dysfonctionnements infectant l’investissement étranger sur le territoire national.

2.- Les dimensions stratégiques de choix des partenaires américains

Les institutions au Maroc chargées des politiques économiques nationales cherchent à promouvoir l’excellence du territoire marocain par l’adoption d’une stratégie multiforme, qui porte à la fois sur l’aspect économique dans les coopérations et les accords conclus, et d’autres fois sur l’aspect politique en relation avec la cause nationale et les enjeux des conglomérats internationaux et régionaux.

Or, La création d’une cellule de veille stratégique pour étudier et observer l’environnement tant national qu’international de l’investissement est une incitative intéressante qui incarne la volonté du Maroc d’opter pour l’aspect stratégique et prospectif dans l’adoption de ses politiques économiques. En effet, le comité de la veille stratégique va se charger de :

• Proposer toute mesure d’ordre législatif ou réglementaire pour améliorer le climat et les conditions d’accueil des investisseurs

• Participer à la négociation des accords bilatéraux et multilatéraux relatifs à la garantie des investissements

La veille stratégique permettra ainsi d’offrir aux operateurs économiques privés et aux acteurs étatiques un mécanisme efficace assurant :

◦ L’Accueil et l’orientation : mettre à la disposition des investisseurs étrangers toute information relative au potentiel d’investissement, orienter les investisseurs étrangers vers des activités porteuses par région économique et par secteur, et présenter les atouts et les caractéristiques du Maroc en termes D’implantation (cadre juridique, économique, aides de l’Etat…)

◦ La promotion du Maroc : entreprendre des campagnes de communication ciblées auprès des investisseurs étrangers sur les opportunités régionales et sectorielles d’investissement, organiser et/ou participer à toute manifestation promotionnelle, et initier et entretenir des relations de coopération sur le plan bilatéral et multilatéral.

4.- Les dimensions géopolitiques derrières la coopération économique

Un certain nombre d’instruments menés par les autorités économiques marocaines capables de servir les partenaires américains actuels ou potentiels du Maroc. En effet, la coopération dans les années passées avait pris une vocation purement économique avec les Amériques mais actuellement le Maroc cherche dans son choix des partenaires à garantir des places privilégiées basées sur :

▪ Un aspect géopolitique  (choisir des alliés de taille) : le Maroc est considéré par les américains -à juste titre- comme un « laboratoire » en termes de dialogue interculturel et inter-religieux, un lieu unique dans le monde arabe, où la recherche du vivre-ensemble et du consensus ont toujours été placées au dessus des autres considérations.

▪ Des partenaires durables possédant des grands projets sur le long terme et des valeurs communes : Le Maroc dans cette optique favorise le partenariat basé sur l’engagement efficace dans les grands chantiers liés à la sécurité durable de la scène internationale…

▪ Des partenaire assurant la formation des nouvelles compétences qui peut produire des élites économiques, administratives, politiques, scientifiques et associatives d’un niveau d’excellence, de compétence et d’intégrité à la mesure des nouvelles ambitions géostratégiques et géo-économiques du Maroc.

▪ Des pays ayant vécu des expériences convaincantes en matière de la régionalisation avancée et l’organisation des territoires pour mieux les mobiliser pour gagner la bataille redoutable de la compétitive territoriale et mieux les armer pour gérer la complexité et les insécurités de l’économie postindustrielle de chaque région nationale.

▪ Des partenaires qui ont réussi à minimiser les inégalités sociales et spatiales, lutter durablement et efficacement contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion, améliorer et étendre le bénéfice de la protection sociale et ce renforcer le lien social et le vivre ensemble et corrélativement garantir la stabilité et la paix sociale indispensable pour entreprendre.

▪ Renforcer le partenariat avec des pays ayant eu un développement remarquable en matière de la gouvernance de l’économie et de la société en s’appuyant sur l’intelligence et le génie individuels et collectifs des acteurs, la gestion de proximité, les modes éthiques de management fondés sur des systèmes appropriés de contrôle, d’évaluation et de reddition des comptes.

▪ Veiller à profiter davantage l’interdépendance économico-politique efficace existe dans quelques pays de l’Amérique latine comme le Brésil, et ce, en favorisant les pratiques de la démocratie participative, l’écoute, le dialogue, la concertation, l’élaboration et la mise en œuvre partagés de projets collectifs fondés sur de grands contrats sociaux entre les acteurs et les forces vives du pays. C’est dans cette perspective que s’inscrit la vision marocaine de la régulation positive des défis futurs de la modernisation économique du Royaume.

Tags : Maroc, diplomatie économique, Afrique, Amérique Latine,

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