L’ETAT marocain continue d’interdire, de manière informelle, les activités des organisations « qu’il n’apprécie pas ».

Il y’a un mois l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS (AMDH) a publié un communiqué où elle rapporte l’interdiction informelle de plusieurs de ses activités (conférence publique et colonies des droits humains).
Le 30 aout 2014 l’ASSOCIATION DES DROITS NUMERIQUES, en partenariat avec l’AMDH, n’a pu tenir une conférence à l’hôtel MERCURE du fait que les autorités ont interdit, toujours de manière informelle, l’activité
Du 1er au 7 septembre 2014, AMNESTY INTERNATIONAL comptait organiser sa 16ème colonie internationale au profit de ses jeunes ; cette manifestation a été interdite, de manière informelle (ce n’est que plus tard qu’un communiqué des autorités, publié par l’agence de presse marocaine (MAP), a tenté de justifier l’interdiction illégale).
Ce jeudi, 4 août 2014, l’AMDH vient d’être informée par téléphone, c’est-à-dire de manière informelle, que le local du centre BOUHLAL ( centre sous tutelle du ministère de la jeunesse ), qu’elle a réservé pour une formation des membres de sa commission administrative est interdit ; le 5 aout 2014 les membres de l’association se sont présentés devant le centre BOUHLAL avec l’autorisation écrite de l’utiliser ; la porte du centre était cadenassée et le responsable du centre les a informé que ce n’était pas lui le responsable de cette interdiction ; à signaler que des estafettes des forces auxiliaires étaient stationnées devant le local
Les exemples suscités montrent clairement que l’ETAT marocain s’achemine vers une interdiction de fait ( sans base juridique) et en ne prenant même pas la peine de justifier par écrit son interdiction) des activités des organisations qui « ne sont pas à son goût » c’est-à-dire des associations qui continuent à faire leur travail de défense et de promotion des droits humains tels que reconnus universellement
Nul besoin de souligner que ces pratiques liberticides (liberté d’expression, de manifestation, de réunion…) vont à l’encontre des engagements internationaux de l’ETAT et même à l’encontre de laconstitution qui reconnait plusieurs libertés soulignées dans les déclarations, pactes et conventions internationaux
Compte tenu de ce qui précède l’AMDH compte recourir à tous les moyens légaux pour faire face à cette dérive liberticide qui va à l’encontre d’un ETAT de droits et des libertés
Le 5/9/2014
Le Bureau Central de l’AMDH.

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