Maima Mahamud, représentante du Front polisario à Genève : « Il n’existe qu’une seule voie, celle du référendum »

Reconnu comme le « représentant légitime du peuple sahraoui » par l’ONU, le Front polisario compte de nombreux « diplomates » dans le monde. Leur mission : porter la voix du peuple sahraoui et défendre la politique définie par les instances dirigeantes du mouvement. Un travail de lobbying particulier puisque, si la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD) est reconnue par plusieurs dizaines de pays, elle n’est pas considérée comme un pays à part entière. Parmi ses ambassadeurs, Maima Mahamud, représentante auprès des autorités suisses et de l’office des Nations-Unies à Genève, après avoir été basée à Helsinki. Un poste stratégique tant la diplomatie y est intense. Rencontre.
Nouvellesdusahara.fr :
En qui consiste particulièrement votre mission auprès du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui tient ses sessions à Genève ?
Maima Mahamud :
Ma mission est de rendre visible la question du conflit du Sahara occidental et de dénoncer les violations des droits de l’homme qui sont perpétrées au Sahara Occidental. Je fais du lobbying au sein du corps diplomatique accrédité en Suisse pour obtenir l’appui des Etats.
L’objectif principal est d’éviter que le conflit du Sahara Occidental ne tombe dans l’oubli. Pour cela, il faut que les personnes qui décident aient une information de première main sur la situation.
Nouvellesdusahara.fr :
Comment travaillez-vous ? Le Front polisario, à travers la RASD, n’est pas membre de cette institution ; le Maroc oui, depuis novembre 2013. (Lire à ce sujet l’article paru sur le site de la Télé Libre)
Maima Mahamud :
Je suis accréditée comme ONG, mais, malgré cela, avec cette accréditation je peux faire mon travail au Palais des Nations (siège de l’office de l’ONU) pendant les séances, participer aux sessions plénières et être informée de tout ce qui se passe. Bien sûr, je ne peux pas intervenir en tant qu’Etat, mais je peux participer de manière orale ou écrite sur les différents points de la discussion, et ce, pour chaque session. Ce qui me permet de dénoncer les violations des Droits de l’Homme faites à la population civile sahraouie.

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