Manoeuvres marocaines au Pérou

Manoeuvres marocaines au Pérou

Concernant notre Cause Nationale, le Pérou, qui avait reconnu la pseudo « RASD », en août 1984, sous le gouvernement du Président Fernando Belaunde Terry, avait suspendu cette reconnaissance en octobre 1996 sous le Gouvernement du Président Alberto Fujimori. L’arrivée au pouvoir du Président péruvien, M. Ollanta Humala, en juillet 2011, a soulevé des inquiétudes quant au risque d’une éventuelle reconnaissance de la pseudo « RASD » du fait que le programme gouvernemental du Parti de gauche «  GANA PERU » du Président Humala, prévoit, dans un point intitulé « solidarité internationale », « l’appui à l’indépendance du peuple sahraoui ». A cela s’ajoute le fait que le parti « Gana Peru » du Président Ollanta Humala (première force politique au Congrès avec 47 sièges), compte parmi ses rangs d’activistes acquis aux thèses des séparatistes.

Lors de sa visite au Maroc, du 31 janvier au 02 février 2012, le Ministre péruvien des Relations Extérieures, M. Rafael Roncagliolo, a écarté toute reconnaissance par son pays de la pseudo « RASD », en indiquant que « le gouvernement péruvien ne compte pas changer sa position traditionnelle sur la question du Sahara » et que « cette affaire doit être traitée dans le cadre des Nations Unies ».

Toutefois et dans une lettre de réponse adressée, en mai 2012, au Président de la Commission des Relations Extérieures au Congrès péruvien, au sujet des relations entre le Pérou et la pseudo « RASD », M. Rafael Roncagliolo a mis en exergue une série d’éléments favorables aux thèses des séparatistes, affichant, de cette manière, une position ambiguë qui contredit les propos tenus à Rabat et qui laisse à craindre que les autorités péruviennes seraient plutôt enclins à opter pour une éventuelle reconnaissance de la pseudo « RASD » dans un proche avenir.

Le Pérou, où l’Algérie maintient une forte présence sur le plan économique par le biais de la compagnie de gaz « Sonatrach », fait l’objet d’un activisme acharné des séparatistes qui n’ont cessé de multiplier les manœuvres pour obtenir une reconnaissance par le Pérou de la pseudo « RASD ». La dernière tentative en date fut la visite du dénommé Mohamed Yeslem Beissat, soi-disant « ministre » de la pseudo « RASD » pour l’Amérique latine, qui a été reçu, en mars 2012, par M. José Beraun Aranibar, Vice-ministre péruvien de Relations Extérieures au siège de son Département.

Auparavant, une délégation péruvienne, composée de M. José Beraun Aranibar, à l’époque, Directeur Général de l’Afrique, du Moyen-Orient et des Pays du Golfe, et du congressiste du parti au pouvoir « Gana Peru », M. Roberto Edmundo Angulo, a effectué, en octobre 2011, une visite à Tindouf. Des démarches avaient été menées par le Maroc pour demander la réalisation d’une visite similaire par la même délégation péruvienne au Maroc, ce dans un souci d’équité et d’objectivité, afin de compléter la vision globale que souhaitent se faire les autorités péruviennes sur la question du Sahara. Aucune suite à cette demande du Maroc n’a été jusqu’à présent accordée par les autorités péruviennes.

Dans ce contexte, de nombreuses démarches se sont poursuivies auprès du parti « Gana Peru » et particulièrement auprès du parti « Peru Posible » de l’ancien Président Alejandro Toledo, ami de notre pays, qui a effectué une visite au Maroc en novembre 2011, afin de les sensibiliser sur notre Cause Nationale et de les alerter sur l’inopportunité d’une éventuelle reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Pérou.

Source : Extrait d’un document confidentiel de la diplomatie marocaine

Tags : Maroc, Pérou, lobbying, Amérique Latine,

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