Maroc : La prison pour avoir évoqué l’homosexualité du roi Mohammed VI

Quinze agents de sécurité habillés en civil ont procédé vendredi dernier à l’arrestation du journaliste Souleïmane Raissouni. Il l’attendaieint devant chez lui lors de son arrivée à 18h20. Le motif officiel : avoir violé un homosexuel qu’il a interviewé en 2018 lors d’un reportage.

Le rédacteur en chef du journal Akhbar Alyoum serait en réalité persécuté par le pouvoir à cause de la publication d’un tweet (voir image ci-jointe) dans lequel il fait allusion à peine voilée à l’homosexualité du roi du Maroc.

Dans ce tweet, Raissouni menace El Khabbachi, directeur du site barlamane.com, et son équipe, de parler de l’homosexualité de leur « grand chef (le plus grand des chefs) ». « Si vous voulez abaisser le niveau, c’est facile, mais moi je ne parlerai pas de vos pervers de service, mais des pervers du pouvoir. Ramassez vos pervers et les fortunes que vous avez volé aux marocains et partez ! ».

Selon Maati Monjib, président de l’ONG Freedom Now, M. Raïssouni « a fait l’objet d une campagne de diffamation par les médias proches des services depuis six mois environ ».

Le cas de Souleimane Raissouni rappelle celui de son patron, Toufik Bouachrine, directeur du journal Akhbar Alyoum, condamné à 15 ans de prison pour violence sexuelle qu’il a toujours niée. Et celui de sa cousine germaine, Hajar Raissouni, détenue en 2019 et condamnée à un an de prison pour avortement présumé et relations en dehors du mariage avant d’être grâciée par le roi Mohammed VI.

Tags : Maroc, presse, Akhbar Alyoum, Souleimane Raissouni, Hajar Raissouni, Taoufiq Bouachrine,

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