Maroc : Le cas du blogueur Erraji vu par Mena Media Consulting

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Mode d’action d’urgence recommandé

Introduction : Nous recommandons d’opérer suivant un dispositif stratégique multidisciplinaire, coordonné et néanmoins flexible qui se nourrira et sera évalué en permanence par des éléments de veille. Cette action devra se parer d’attributs de professionnalisme en permanence afin de s’écarter de toute interprétation de « commande d’en haut » ou de « théorie du complot »

1/ Sur le plan juridique

Pour mémoire nous soulignons le caractère « tardif » de l’occupation par les autorités lors de l’affaire dite « Mourtada »

Nous recommandons une « sortie » urgente en la personne du Procureur général du Roi à Agadir ou du Directeur des affaires pénales.

Et ce du fait que des points de méconnaissance et/ou d’intoxication occupent d’ores et déjà l’espace et sont a neutraliser :

¥ Le déroulement de l’instruction du procès : plusieurs sources font état de l’absence d’une assistance par avocat lors du procès, de procès expéditif (“en dix minutes”) …autant de points qui sont à neutraliser

¥ Le motif d’inculpation : les soutiens de Mohamed Erraji tentent avec beaucoup d énergie de le positionner comme détenu d’opinion, il s’agit d’amener pédagogiquement les faits en l’installant comme détenu de droit public

¥ Le caractère du prévenu : il s’agit de contrecarrer les déclarations notamment de M. Moujahid du SNPM qui dévient le sens en l’assimilant a un journaliste passible de poursuite suivant le code de la presse. Or il semble qu’Erraji n’a pas de carte de presse et ne peut donc se prévaloir de ce?e qualité. De plus le support qui l’emploie est un support électronique échappant au cadre légal des entreprises de presse.

2/ Sur le plan des droits humains

Il est fortement probable que, dans les heures qui viennent, des organisations locales, nationales et internationales ( OMDH, MDH…Amnesty, RSF…) s’approprieront un nouveau « combat » ( Bougrine,Beni Mellal, Mourtada..) au nom de la liberté d’expression et en opposition aux textes constitutionnels (article 23) et juridiques régissant la sacralité du Souverain.

Ces revendications trouvent un soutien corporatiste au niveau des blogs et autres supports web (cf Groupes de soutien sur Facebook, site HelpErraji, habillage du blog Larbi.org, habillage du journal électronique Hespress…) et tactique au niveau de la presse populiste (Al Massae du 9 septembre, Le Soir Echos du 9 septembre…)

En prévision notamment du recours en appel qui sera vraisemblablement ac4vé par la défense de Mohamed Erraji. Nous recommandons une action volontaire, rapide et significative du CCDH sous un cadre juridico‐légal qui tranche avec des interventions récentes de ce?e institution qui étaient centrées autour de la logique de grâce Royale (cf. Bougrine). Cette intervention permettrait d’éviter que le leadership sur des notions telles que la garantie des droits soit l’apanage d’ONG internationales et permettrait de conforter le fait que le champs institutionnel Marocain (Justice, DiwanMadalim et CCDH) offre tout l’arsenal de l’Etat de droit.

N.B : il est a évaluer d’urgence le degré d’affiliation de Raji a l’Usfp pour prévenir toute volonté de récupération politique par ce dernier. D’autant plus qu’il s’agit d’une formation politique fortement implantée dans cette région.

3/ Sur le plan associatif :

Dans un timing précis qui tienne compte de l’évolution du dossier, il serait utile d’activer, de manière ordonnée et puissante une montée au créneau de relais associatifs, de leaders d’opinion et de relais médiatiques se mobilisant autour de la notion de ‘liberté=responsabilité’ et qui pourraient par ailleurs exprimer un « ras le bol » majoritaire mais jusqu’à présent silencieux en réaction à la cristallisation extrême et anarchique autour de la personne du Souverain ( une sorte d’initiative « Touche pas a mon Roi !»)

4/ Sur le plan médiatique

Nous recommandons :

¥ Intervention du Ministre de la communication à étudier en fonction de la position gouvernementale

¥ Une sensibilisation urgente et encadrée de supports internationaux stratégiques ( AlArabiya, Acharqawsat, presse française…) autour des éléments objectifs de l’action judiciaire et des éléments de contexte qui la caractérisent (absence de réglementation spécifique à internet, prééminence de l’espace non‐web au Maroc, respect séculier et unanime dû à nos institutions…)

¥ De traiter le dossier de manière efficiente et urgente par les médias audiovisuels publics dans un souci de transparence et de proximité avec le public

¥ De mener une action souple de briefing d’opérateurs radio privés tels que Adaoui et Lahlou pour leur impact régional et Atlantic et Aswat pour leurs émissions de débat nationaux (MMC ?) pour les messages clé et les talk shows adéquats

¥ De traiter la presse régionale dans le Souss et principalement le support Machahid (MMC ?)

¥ Des supports nationaux écrits Al Ahdat et Sabah peuvent être briefés et alimentés en données de manière urgente ( MMC ?)

¥ Les médias anglo‐saxons revêtent un intérêt particulier compte tenu de leur sensibilité a ce sujet et de leur fort taux de reprise par les rapports internationaux. Une recommandation spécifique en cours d’élaboration sera soumise dans les plus brefs délais.

5/ Sur le plan du Web

¥ Une équipe MMC dédiée trilingue (Arabe, Français, Anglais) a été mise en place pour intervenir dés le 9 septembre sur les forums de discussions, blogs et réseaux sociaux les plus en vue.

¥ Une mobilisation de bloggers « apolitiques » et des groupes Facebook de « patriotes » est en cours ( démarche progressive pour des contraintes de traçabilité)

¥ La communauté Marocaine établie a l’étranger est fortement présente sur le Web, elle sera mise a contribution sur des espaces de débat autour de thèmes tels que le respect dû au chef de l’Etat et le sens de responsabilité de l’internaute.

A plus long terme et suivant une approche stratégique :

¥ Des espaces de débat devront être investis par des thématiques porteuses ( parlement, émissions de débat télévisés, sondages d’opinion…)

¥ Des institutions et acteurs tels que la Haca, l’Anrt, Cnil, et autres acteurs de régulation existants ou à créer pourront se déployer pour parer aux insuffisances d’encadrement et dépasser l’équation purement judiciaire qui est hautement préjudiciable en termes d’image.

MENA MEDIA CONSULTING

Tags : Maroc, blogueur, Internet, espionnage, Mena Media Consulting, Karim Bouzida, Mohamed Erraji,

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