Wikileaks : Bouteflika réélu par la Fraude en 2009 !

Wikileaks : Bouteflika réélu par la Fraude en 2009 !

Abdool Rahman, le chef de la mission des observateurs mandatés par les Nations Unies, a crié au scandale. Lors de ses entrevues avec des diplomates américains, cet observateur onusien a confié que le gouvernement Algérien à largement utilisé « la fraude » durant cette élection présidentielle pour bourrer les urnes.

Ainsi, « pour chaque inquiétude que nous soulevions, le gouvernement pouvait sortir un point du code électoral », a dénoncé Abdool Rahman qui a parlé de « procédures compliquées » utilisées par les autorités Algériennes pour « maintenir l’apparence de transparence » !

Par ailleurs, « à l’exception de Bouteflika », aucun candidat ou partis de l’opposition « n’a eu » suffisamment « accès aux médias pendant la période de campagne officielle » s’étalent du 19 Mars au 7 avril, signale encore Abdool Rahman qui a ajouté que tout au long des élections, les partisans du boycott « ont été interdits de s’exprimer ».

De leur côté, les diplomates américains rapportent que les chiffres de la participation donnés par le ministre de l’Intérieur, dirigé à l’époque par Yazid Zerhouni, ont été « largement exagérés ». Et pour cause, les fonctionnaires de l’ambassade US à Alger ont constaté à travers plusieurs visites sur le terrain que « les bureaux de vote étaient presque vides ».

Et pour convaincre la communauté internationale que les Algériens ont voté massivement, la télévision nationale n’a pas hésité à utiliser « des images d’archives des élections précédentes », s’indignent les diplomates américains.

Dans ce contexte, et selon plusieurs observations, les diplomates américains de l’ambassade US à Alger ont fait remarquer que « la participation a été plus proche de 25 à 30 % que des 74 % annoncés » ! Tous ces éléments, démontrent en outre, qu’une « stratégie soigneusement orchestrée » a été élaborée par le gouvernement Algérien « pour contrôler le processus électoral », indique encore ce câble.

Les élections du 9 avril ont été donc, concluent l’ambassadeur américain, David D. Pearce, « un retour au système du parti unique » en l’Algérie. Pis encore, la statu quo auquel a donné naissance cette élection présidentielle porte préjudice à l’avenir de l’Algérie. D’ailleurs, ce pays est « assis sur un volcan », estiment des observateurs onusiens !

Enfin, avec un Pouvoir « de plus en plus détaché de la société », « l’Algérie est aujourd’hui confrontée à un besoin urgent de dialogue entre la population et l’Etat », relève David D. Pearce.

El Watan, 23 janvier 2011

Tags : Algérie, Abdelaziz Bouteflika, fraude électorale, élections,

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