La fin triste de la direction historique du Front Polisario

La naïveté a fait que, pendant des décennies j’ai mordu l’hameçon. J’ai cru les mensonges des sbirs du président Mohamed Abdelaziz. D’après leur propagande, il était le seul à pouvoir gérer les affaires du peuple du Sahara Occidental et à garder la cohésion et l’unité de toutes ses composantes. Un grossier mensonge.
Oui, j’étais convaincu, moi aussi, qu’il était le seul à jouir d’une unanimité parmi les sahraouis et à veiller sur les intérêts du peuple sahraoui. Aujourd’hui, je constate que je me suis trompé sur toute la ligne.
Mohamed Abdelaziz ne veille que sur ses intérêts personnels et son obsession pour le pouvoir. Depuis des décennies, il gère le destin de son peuple sur la base d’une approche tribale qui a donné comme résultat la situation actuelle. Une situation catastrophique où règne le désordre et les scandales. Les clans tribaux agissent comme bon leur semble. Certains manifestent même pour demander la libération d’un traficant de drogues capturé par les algériens.
Depuis des années l’on parle de ce qu’on a appelé les éléments de résistance : l’asphalte et l’électricité. Les citoyens continuent de supporter des températures infernales alors que le budget de l’Etat est offert par Mohamed Abdelaziz comme cadeau pour gagner la sympathie des tribalistes et des sbirs sur lesquels il compte pour garder son pouvoir.
Mohamed Abdelaziz a réalisé son rêve : soumettre le clan qui a provoqué les événements du 1988. Se venger de ceux qui ont trahi sa confiance. Ils leur avait confié le destin du peuple sahraoui et lorsque la lutte du peuple était arrivé à des niveaux inimaginables, ils se sont bagarrés sous son regard impuissant.
Depuis lors, son obsession est de leur apprendre qui était-il, de quoi il était capable et qu’il n’était pas l’ignorant qu’il croyait. Hadrami, Hakim, Sueilem et autres sont passés au Maroc. Bachir est devenu un berger qui passe son temps à courir derrière son troupeau de chameaux. Abdelkader et le reste du clan lui baisent la main tous les jours afin de garder leurs privilèges. C’est la triste fin de la direction historique du Front Polisario.
Mohamed Abdelaziz s’est vengé au prix de la cause nationale. Il a gardé le pouvoir au détriment de l’ordre et des acquis du peuple sahraoui. Aujourd’hui, moribond, Mohamed Abdelaziz se demande à qui va-t-il passer le flambeau. Personne n’en veut dans une situation chaotique comme celle qu’il laisse comme héritage.

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